De ces raisons d'être optimiste pour un écrivain

Clément Solym - 15.02.2012

Edition - Société - Amy Spencer - bonheur - écrivains


Qu'on se le tienne pour dit. Être écrivain, c'est une chance incroyable. Cette passion qui anime les écrivains est la raison pour laquelle ils doivent se sentir chanceux : contrairement à d'autres, ils ne pourraient pas ne pas faire ce qu'ils font actuellement . C'est du moins l'avis d'Amy Spencer, auteur de Bright Side Up : 100 Ways to Be Happier Right now, sorti début février aux États-Unis (non-traduit), ainsi que d'une application numérique.

 

Le ton est peut-être un peu trop optimiste : ça ressemble de loin à une solution en kit fournie par un magazine féminin. Mais Amy Spencer se définit comme « auteur, experte en relation, et optimiste des rencontres ».

 

L'auteur souhaitait un livre sur ce qu'elle appelle « l'optimisme d'urgence ». Quand une relation s'achève, quand un pneu crève... il nous faut regarder les choses du bon côté. Comment être heureux sans trop changer : c'est un défi qui paraît assez agréable. Amy Spencer est une éternelle optimiste, et souhaite à ce titre donner à ses lecteurs pour qu'ils se sentent plus heureux dans leur propre vie.

 

Prôner le bonheur facile et immédiat n'est pas non plus évident, et elle le reconnaît volontiers. Quand il s'agit de changer la vision d'un malade en phase terminale, ou de quelqu'un qui a perdu un proche, ou son emploi dans des conditions difficiles... L'optimisme a aussi ses zones d'ombres. Ce ne serait une solution efficace que si la personne concernée accepte le changement.

 

Le bonheur d'être écrivain pour les nuls

 

Qu'en est-il de la pression ressentie par les écrivains, journalistes, et autres scribouillards ? « Ce sont des chanceux, nous explique-t-elle, car aussi dur que puisse être le fait d'écrire, il est bon d'avoir une passion. Je préfère être écrivaine plutôt que de me consacrer à un travail quelconque, dans un bureau quelconque, à faire quelque chose qui ne nourrit en aucune façon mon âme. »


Et Amy Spencer de conclure : « Quoi que vous écriviez, cela vous rend meilleur. Il n'y a pas de temps perdu, pas de cause vaine, pas de mots inutiles. Tout se dirige vers quelque chose de bon. »