De James Bond au prêtre du Nom de la Rose, Sean Connery est éternel

Clément Solym - 31.10.2020

Edition - International - Sean Connery décès - mort Connery acteurs - Sean Connery Ecosse


Avec près de 70 films à son actif, Sean Connery était une légende vivante du cinéma, dont les rôles dans deux adaptations inoubliables de livres ont marqué les cinéphiles. Il s’agit évidemment de son passage remarqué en tant qu’agent 007, James Bond du romancier Ian Fleming. Ou encore, avec Jean-Jacques Annaud, campant le frère franciscain Guillaume de Baskerville, pour Le nom de la rose. 

Shir Sean


Originaire d’Édimbourg, Sean Connery, acteur et producteur britannique est décédé aux Bahamas, ce 31 octobre 2020. Une journée d’Halloween qui se poursuit bien mal. 
 
Sean Connery sera le James Bond de six productions, dont la première en 1962 qui l’opposait au sinistre Dr No. Mais ses incarnations cinématographiques couvrent un champ extrêmement large : on se souviendra avec délice du Crime de l’Orient-Express en 1974 d’après le roman d’Agatha Christie.

 


Le nom de la rose restera pour les bibliophiles comme la plus immense réalisation : ce drame d’Umberto Eco paru en 1980 ne fut porté que six années plus tard au cinéma. Une coproduction franco-italo-allemande qui révéla notamment Christian Slater. Cette histoire de moine assassiné dans une abbaye sur fond de manuscrits aussi mystérieux que légendaires – et meurtriers – remporta le César du meilleur film étranger en 1987.
 


Depuis son apparition dans La Ligue des gentlemen extraordinaires en 2003, d’après le comics d’Alan Moore et Kevin O’Neill, Sean Connery s’était quelque peu éloigné de la vie publique. Ayant refusé le rôle de Gandalf dans Le Seigneur des anneaux, il publia en 2008 une autobiographie, Being a Scot, à l’occasion de son 78e anniversaire.



 
Ceux-là et bien d'autres, comme Indiana Jones, ou encore, comme Agamemnon, dans la comédie Bandits, bandits de Terry Gilliams…


crédit photo : Stuart Crawford CC BY NC ND 2.0



Commentaires
Sean, on t'a aimé, on t'aime et t'aimera toujours. C'est comment ta nouvelle résidence au pays des vrais étoiles?
Vous avez oublié qu'il était un fervent soutien de l'Écosse libre et indépendante... Mais comme c'est très politiquement incorrect, il ne faut pas le dire wink
Des vraies pas vrais étoiles Jujube...je sais qu'il ne s'agit pas vraiment d'une erreur mais d'une petite coquille d'inattention, et que vous ne le prendrez pas mal !

Indépendance, ce serait bien de ne pas imputer de procès d'intention à Clément Solym...

les opinions politiques de Connery ne sont pas le principal,tout de même et je ne crois pas à une autocensure de Solym, qui a écrit une petite chronique à la hâte.

Connery est presque hors sujet par rapport à ActuaLitté mais cela ne me gêne en rien qu'il soit évoqué.

On a peu signalé qu'il fut un exilé fiscal également...

C'est son problème ou ce l'était.

Pour terminer, je signale l'unique 45 tours du...crooner Sean Connery !

Qui chantait même très bien !

Paru en 1959 sur le label Top Rank... en Écosse et en Angleterre (!) et sur les disques Disneyland aux États-Unis: «Pretty Irish Girl»-«Ballamaquilty's Band».

Cela n'a pas marqué les foules...

Ce sont deux titres enregistrés avec l'actrice Janet Munro et tirés du film -production Disney,réalisateur Robert Stevenson -«Darby O'Gill and The Little People».

Apparemment non touché -encore ? -par la vague d'«avertissements» que Disney+ se croit maintenant obligé d'ajouter aux films qui ont ravi l'enfance de beaucoup d'entre nous et/ou de nos ascendants !

Devenus certes racistes sans le savoir puisque nous n'avons pas bénéficié au siècle passé de ces indispensables mises en garde...qui menacent les James Bond des années soixante voire la majorité des films et livres produits sur plus d'une centaine d'années !

Pardonnez-moi ce petit coup de gueule suscité par l'actu (non spécifique à un fait ou un moment précis mais récurrente, bref cela n'arrête pas) mais un grand coup de chapeau sans arrière-pensées et avec une grande admiration sans excuses ni pusillanimité au très grand Sean Connery.

CHRISTIAN NAUWELAERS
Eh bien toujours avec plaisir, Jujube !

J'ai lu beaucoup de presse papier française et belge ce lundi et hier, et donc les nécrologies sur la star disparue.

Aucune, rigoureusement aucune mention de «Shalako», c'est tout de même invraisemblable !

D'ailleurs pour sa partenaire Bardot, quand donc diffusera-t-on et évoquera-t-on enfin voire à nouveau des films comme «La Bride Sur Le Cou» ou «À Coeur Joie», ce dernier avec le si charismatique Laurent Terzieff, l'inoubliable ange noir des «Tricheurs», ce film intense, poignant qui fut un immense succès, de Carné (dialogues magnifiques de Jacques Sigurd, j'insiste !) et qui se voit progressivement évacué des histoires contemporaines du cinéma français?

Révisionnisme à trop d'étages...

Je reste un fou de culture et je déplore toutes ces disparitions silencieuses, ces trous de plus en plus grands dans la grande raquette de l'histoire culturelle contemporaine.

Heureux qu'ActuaLitté ne s'inscrive pas dans cette tendance funeste, avec notamment les très intéressantes chroniques «Les Ensablés».

Enfin voilà, fin de ce message du roi -mais la Belgique est un royaume !- de la digression...!

Et bonne continuation à vous, Jujube, et à quiconque me lit.

CHRISTIAN NAUWELAERS
Si Sean Connery est éternel, certains films où il tourna et qui firent un bruit fracassant à l'époque semblent curieusement oubliés aujourd'hui !

La grande affaire du cinéma à l'été 1967 était le tournage du western européen «Shalako» par Edward Dmytryk à Almeria (ville espagnole mentionnée par Gainsbourg dans «Initials BB»).

Cela devait être un des films de l'année si pas de la décennie: il réunissait les deux immenses superstars Connery et BB !

Le 14 septembre 1967, l'hebdo belge «Le Soir Illustré» titrait «Un nouveau couple à l'écran» avec les deux stars en couverture !

Dans l'article, surprise: Bardot déplorait un peu qu'il fût «chauve»...en fait atteint d'un début de calvitie.

Qui n'aurait gêné aucune autre femme que la star ultime que BB était depuis plus de dix ans déjà.

C'est anecdotique mais l'alchimie n'a pas vraiment réussi à 100% et je ne sais si un commentateur ou chroniqueur s'appesantira un peu sur ce film qui restera à jamais comme une magnifique promesse non tenue...

Qui semble plus ou moins balayé par les vents froids de l'Histoire.

En tout cas,pour beaucoup, s'il ne devait y avoir qu'un James Bond, c'est Sean Connery pour toujours et le reste de sa filmographie recèle effectivement bien des trésors.

Une star comme on n'en fait plus, soupireront certains...et certaines...

certainement !

Adieu à une certaine image du cool, du charme (très) masculin solide et ironique au service d'une classe invincible.

CHRISTIAN NAUWELAERS
Merci, cher Christian, pour corriger la vérité des étoiles.

C'était sans doute une coquille...de moule!



Excellente journée!
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