medias

De l'auteur au diffuseur : des réseaux sociaux en folie (douce)

Auteur invité - 05.02.2020

Edition - Société - Cécile Coulon - réseaux sociaux édition - CDE diffusion éditeurs


Les réseaux sociaux permettent aux différents acteurs du secteur du livre d’étendre leur visibilité auprès d'un plus large public et d'interagir directement avec les lecteurs. À ce titre, certaines structures de diffusion ont désormais leur propre compte Instagram, de même que certains auteurs. Ces derniers deviennent ainsi plus accessibles et se façonnent eux-mêmes leur propre réseau de lecteurs.



pixabay licence

 

Il est désormais possible de découvrir un auteur par un autre biais que la lecture de ses œuvres. Ainsi, de plus en plus, les réseaux sociaux se positionnent comme étant une alternative et permettent à tous les secteurs de se faire valoir sur la toile.
 

Phénoménale Cécile Coulon


Anciennement auteure chez Viviane Hamy et récemment récompensée pour ses titres Les ronces (publié au Castor Astral) par le prix Apollinaire 2018 et Une bête au paradis (aux éditions de l’Iconoclaste) par le prix littéraire du journal Le Monde 2019, Cécile Coulon fait l’objet d’un intérêt grandissant auprès du grand public. En tournée depuis quelques mois dans toutes les librairies de France afin d’assurer la promotion de son dernier roman, la jeune femme est devenue la « chouchoute » des libraires et gagne le cœur d’une audience toujours plus large.



Elle est fortement présente sur Facebook, à raison d’une à deux publications par jour, et communique beaucoup sur les événements auxquels elle assiste en librairie, mais pas seulement ! Forte de ses 12.012 abonnées, c’est avec humour que Cécile Coulon s’applique à créer son propre public en partageant ses poèmes (prochainement publiés au Castor Astral dans le recueil Noir volcan dont la sortie est prévue ce 6 février), mais aussi des blagues (vraiment beaucoup, même des plus graveleuses), des témoignages de tournée, des reports d’interview, etc.



Parfois, elle pousse même la chansonnette...



 

Le personnage qu’elle incarne ne connaît pas de limites avec ses abonnés et prend les dispositions qui lui permettent d’en être plus proche. On est très loin de l’image sacrée que pourrait avoir un auteur. Définitivement, le réseau social est une arme très puissante délivrée aux écrivains pour assumer leur propre image et ne pas se retrancher dans celle que leur fournit leur maison d’édition ou leur condition de gens de lettres.
 

Un pas vers la reconnaissance?


Pas à pas, les acteurs du livre les moins reconnus du grand public cherchent à se faire une place sur la toile. Par exemple, le CDE (Centre de diffusion de l’édition) est une structure permettant, entre autres, la promotion d’un groupe de maisons d’édition auprès d’un réseau de librairies. Cette entreprise comprend une équipe de représentants dispersés sur toute la France et un groupe de commerciaux que dirige Karima Gamgit.
 


Les structures de diffusion comme le CDE suppléent les éditeurs dans leur travail de promotion : elles assurent la mise en place des nouveautés en points de vente (librairie, hypermarché, supermarché, librairie en ligne, etc.) en enregistrant les précommandes (appelées aussi « notés »). Elles travaillent également à faire vendre les anciens titres parus pour rallonger la vie de ces livres en leur donnant un nouveau potentiel commercial.

Ces entreprises travaillent dans l’ombre des maisons d’édition qui les embauchent : leur existence et leur rôle dans la chaîne du livre sont méconnus. Pourtant, c’est un maillon indispensable, sans qui la production d’un éditeur serait nettement moins visible sur le marché.

 

Depuis octobre 2018, le CDE s’est lancé dans l’aventure Instagram aux côtés des auteurs et maisons d’édition avec pour ambition de s’imposer en tant que marque. La structure communique essentiellement sur les opérations commerciales qu’elle met en place avec les libraires et les publications à enjeux de ses éditeurs partenaires.
 



Parmi eux, on retrouve des structures à succès, mais aussi des maisons plus modestes. Le compte est majoritairement suivi par des libraires, mais aussi par d’autres professionnels du livre comme des éditeurs, ou des influenceurs et lecteurs. Le CDE y retrouve donc sa cible : au total, plus de 600 abonnés en un an d’existence, une belle réussite pour un acteur méconnu de la chaîne du livre.

 

Mais alors ?


Grâce aux réseaux sociaux, l’auteur se libère des formalités et de l’image que pourrait lui donner une maison d’édition. Cela lui permet d’entretenir son propre réseau de « fans » puisqu’il est presque question de la starisation de l’auteur. Il en va de même pour les secteurs de l’ombre dont l’image de marque est tronquée par le partenariat avec plusieurs strates d’éditeurs : les réseaux sociaux leur permettent d’acquérir une existence propre et un contact plus relâché avec leurs clients et collaborateurs.

 
par Laura Frioux

Article réalisé et publié dans le cadre des travaux menés avec les élèves du Master 1 Apprentissage de l’université de Villetaneuse — Paris 13, spécialité Commercialisation du livre. Les étudiants sont invités à écrire sur un sujet lié au monde de l'édition, suivant des consignes de rédaction journalistique.  

 



Commentaires
Quoi qu'on en lise, Cécile Coulon est un génie.
Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.