De l'écrivain comme vache à lait, deuxième partie...

Clément Solym - 14.06.2010

Edition - Justice - droits - auteurs - contrats


L'affaire John Wiley & Son ne va pas s'arrêter en si bon chemin, alors que l'Authors Guild vient de recharger les accus et retourne au charbon contre l'éditeur qui a racheté Bloomberg.

Dans un courrier, ces derniers ont en effet pu découvrir que des conditions nouvelles allaient survenir dans leurs contrats et qu'on leur demandait simplement de signer la feuille, puis de la renvoyer, sans poser de questions.

ALERTE ROUGE, s'est mis à vrombir la Guilde des auteurs, qui recommande la plus extrême vigilance à cet égard à ses membres comme aux autres. Consultez-nous ou prenez un avocat si vous préférez, mais ne signez pas ce document, qui vous léserait...

Dans un nouveau communiqué envoyé aujourd'hui par email, et présent sur son site, la Guilde maintient que les auteurs appartenant, contractuellement s'entend, à Wiley, ne doivent rien signer. Au contraire, leur nouvel éditeur doit absolument refaire la lettre et les informer des réalités de ce nouveau contrat proposé, ainsi que de modifications apportées à leur statut. Le tout avec les détails nécessaires pour que chacun comprenne à quelle sauce il va se faire croquer.

Wiley s'était défendu fortement de vouloir diminuer les droits versés aux auteurs, alors que la Guilde assure qu'une telle manigance entraînerait la perte de 50 % des revenus pour les écrivains. Selon les chiffres avancés par la Guilde, près d'un auteur sur cinq de l'ancien Bloomberg aurait reçu ce nouveau contrat-type.

En effet, Wiley souhaiterait payer les auteurs sur les recettes nettes plutôt que sur le prix catalogue du livre. Et vu que le pays ne dispose pas de loi assurant un prix unique, les remises peuvent aller vite et provoquer un petit effondrement des ressources...

L'éditeur ne se laisse cependant pas enterrer et jure ses grands dieux que rien ne va changer - mais dans ce cas, pourquoi faire de nouveaux contrats ? Parce que le mode de calcul est modifié, sans que cela ne change les sommes que percevront les auteurs en fonction de leurs ventes... Bien au contraire, ils seront encore avantagés par rapport à avant.

C'était moins bien, avant ? Étonnant...