De l'encre conductrice pour la renaissance du livre imprimé

Julien Helmlinger - 05.11.2014

Edition - International - Formats du livre - Numérique - imprimé - Encre conductive


L'avenir du livre ne passe pas que par sa dématérialisation. Si l'on a l'habitude d'évoquer le vieux papier par opposition aux nouvelles technologies numériques, certains usages pourraient remettre en question cette polarité. L'encre et le papier aussi peuvent se renouveler pour offrir de nouvelles expériences de lecture. Avec la technologie de l'encre conductrice, par exemple, le bon vieux livre imprimé accède à une certaine interactivité. Par ailleurs, le format peut être enrichi d'odeurs, sons, lumières et autres...

 

Unbinding the Book

 

 

Avec la technologie de l'encre conductrice, papier et stylo deviennent des outils permettant de faire des circuits électroniques. Une feuille de papier peut ainsi héberger un circuit imprimé parfois plus souple et polyvalent que ceux que l'on retrouve dans nos ordinateurs.

 

 

 

 

La société britannique Bare Conductive propose son clavier composé exclusivement d'un stylo, de papier et d'encre conductrice. En revanche, Tom Metcalfe et Michael Shorter, de l'université de Dundee, ont mis à profit des matériaux similaires pour créer une paire d'écouteurs de papier.

 

Eduardo Kac, artiste américano-brésilien, a quant à lui concocté son Lagoglyphic Sound System avec de l'encre conductrice. Appliquée dans le domaine de la sérigraphie, elle permet de transformer le papier en instrument de musique. Autant d'ingéniosités qui peuvent s'adapter au livre.

 

 

 

 

D'autres façon de donner du sens à l'imprimé

 

Mais cette innovation n'est pas la seule mise à profit pour offrir une nouvelle vie au livre imprimé. Des artistes, auteurs, designers et poètes imaginent de nouvelles possibilités. Fruit de la collaboration entre Blurb et le studio d'arts visuels Jotta, Unbinding the Book est un projet qui réinvente le livre à renfort de son, lumière, capacités tactiles et vocales. (voir notre actualité)

 

L'artiste Eduardo Kac s'est essayé à l'aromapoésie, une œuvre poétique que l'on pourrait lire avec le nez, en quelque sorte. Pour ce faire il aura mis à profit des procédés chimiques et la nanotechnologie pour publier son recueil d'odeurs, 12 poèmes, avec des pages offrant des zones olfactives distinctes.

 

 

 

(via TheConversation)