De la librairie au bureau de poste, un autre modèle économique

Clément Solym - 12.09.2011

Edition - Librairies - poste - librairie - guichet


Heinz-Peter Heilmann possède la librairie Sinceritas dans un village de Hesse du Sud, outre-Rhin. À la fin de l'année, il résilie son contrat avec la Deutsche Post. « Beaucoup de travail, et plus de fatigue qu'il n'est utile », déclare-t-il.

Le bureau de poste qui dessert 3700 habitants en service postaux et bancaires de la poste allemande, l'empêche de vendre ses livres et de conseiller ses clients correctement. Heilmann pensait qu'être bureau de poste s'accorderait bien avec ses marchandises : il vend des cartes de vœux et fait papeterie.

Mais il s'est révélé que les bénéfices sont minces en comparaison de la charge générée. Les marges faites sur les timbres et services postaux sont faibles. Et l'installation de nouveau matériel ainsi que les mesures de sécurité pour le protéger lui coûtent cher.

 


Les nouveaux clients amenés par le bureau de poste passent en priorité devant les clients habituels, selon les demandes de la poste et parce qu'ils sont plus pressés.

Ce qui déplaît le plus à M. Heilmann, c'est de devenir un guichet de réclamation, un « punching ball » pour les clients non satisfaits par la poste. Face aux peu d'avantages financiers et aux problèmes avec la clientèle, M. Heilmann a préféré arrêté de cumuler les casquettes.


Et sa librairie est désormais devenue un bureau de poste...

(VIa BuchReport)