Grève surprise à la Société Française du livre, filiale de Fnac

Nicolas Gary - 03.07.2015

Edition - Librairies - SFL grève - filiale Fnac - direction Alexandre Bompard


La direction est arrivée voilà une quinzaine de minutes à Saint-Denis, alors qu’à cette heure, 24 salariés sur les 27 de la SFL ont enclenché un mouvement de grève. Les représentants du personnel avaient promis des actions pour cette fin de semaine, en protestation au déménagement annoncé de l’entrepôt vers Wissous. 

 

SFL grève direction Saint Denis

 

 

Dans le même temps, les salariés de la rue Rottembourg, dans le XIIe arrondissement, se sont lancés dans une grève de solidarité. « De la réception aux commandes, la comptabilité, les marchés publics, tous les services du siège social sont pris de court par une décision de la direction », expliquent-ils. 

 

Depuis maintenant deux ans, le projet de déménagement est dans les cartons de la direction de la SFL – qui avait également envisagé de vendre au groupe Decitre début 2013. Le problème d’un déménagement à Wissous, est simple, notent les salariés : « Une bonne partie des employés de Saint-Denis ne va pas suivre, belle économie réalisée : ils seront remplacés à Wissous par des intérimaires dont certains sont déjà présents à Saint-Denis dans cette perspective. »

 

Par solidarité, donc, les employés du magasin de la rue Rottembourg souhaitent travailler « étroitement avec nos collègues de Saint-Denis et informer nos clients et faire réagir la direction. Nous voulons continuer à travailler dans les meilleures conditions possible. La satisfaction client reste notre objectif ». Cinq personnes sur onze sont également en grève sur le poste.

 

Une lettre de revendications a été envoyée au PDG, Jean-Baptiste Prevoteau, ce 2 juillet, faisant état des différentes demandes des salariés concernés par le déménagement. Une réunion d’urgence est prévue dans les prochaines minutes avec la direction, ainsi que la direction des Ressources humaines. 

 

Notons qu’une pétition a été mise en place, « par laquelle les salariés qui, pour des raisons financières, ne pouvaient pas prendre part à la grève peuvent malgré tout exprimer leur solidarité », nous indique-t-on.