Décès de Boris Dokmak, auteur de La femme qui valait trois milliards

Clément Solym - 05.01.2018

Edition - Les maisons - Décès Boris Dokmak - éditions Ring polar - Boris Dokmak polar


Auteur du polar très remarqué, La femme qui valait trois milliards, Boris Dokmak est décédé. Cet agrégé de phiosophie, originaire de Kiev et né en 1967 avait débarqué avec un ovni littéraire de 640 pages. Racontant la disparition de Paris Hilton, « princesse blonde de Beverly Hills » il livrait alors un roman noir sous le soleil écrasant de Californie. Boris Dokmak est décédé ce 30 décembre 2017. 



 

 

Le fondateur de la maison Ring, David Serra, a fait parvenir à ActuaLitté un message très personnel, que nous partageons ici.


 

Une après-midi de 2012, un homme et son épouse sonnaient à la porte de Ring, tout juste né dans l’édition. Il venait signer le contrat qui allait propulser son premier diamant noir, reçu par courrier, dans toutes les librairies. Il avait depuis reçu l’accord de deux prestigieux éditeurs de polar mais il souhaitait signer chez Ring et uniquement chez Ring. Agrégé de philosophie, d’une discrétion et d’une délicatesse qui confinent à la grâce, cet homme doux et discret allait révéler une écriture en ruée sauvage et un moteur à explosion digne de la marque légendaire du Milwaukee.

Ce fut confirmé huit mois plus tard avec l’arrivée événement de La femme qui valait trois milliards saluée par Bruno Corty du Figaro Littéraire comme son entrée dans l’univers fermé des géants du polar. Une écriture ondoyante, une maîtrise narrative vertigineuse et une ambition romanesque régénérée qui ont fait de lui, derrière le vacarme de nos auteurs les plus prolifiques, le plus grand auteur de l’histoire de Ring. À la sortie de son second livre, plus statutaire encore, Les Amazoniques, Stéphane Bourgoin le présentait dès lors comme « l’auteur de polar le plus important que la France ait enfanté depuis des décennies ».
 

Ce soir du 30 décembre 2017 nous efface à l’écriture de l’indicible, car le temps s’est arrêté. Le moteur s’est brisé et Boris Dokmak, monstre sacré des éditions Ring — son attachée de presse Laura Magné et moi-même vous l’annonçons — a rejoint le dernier rivage. Il nous laisse nous et sa famille, ses amis et ses proches dans l’immensité du chagrin, après l’exacte expérience des cimes d’un grand écrivain, d’un père, d’un époux et d’un ami d’exception.

Dans une littérature souvent livrée aujourd’hui au plus définitif ordinaire, jamais nous n’oublierons la confiance que le ciel nous a donnée pour publier pareil auteur et être humain. Un prochain roman de Boris Dokmak de littérature blanche (qui n’entrait pas dans les collections Ring) sera publié prochainement par Flammarion. Il travaillait depuis de longs mois sur un nouveau livre pour Ring, son troisième roman noir, et qui devait paraître en janvier 2019. Le sort en a décidé autrement.
 

Boris, en laissant le silence durer quelques secondes, j’ai deux certitudes : celle de ta place au paradis et celle parmi les astres immobiles de la littérature française.
 

David Serra

 




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