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Décès de Hervé Prudon : jour noir pour le néo-polar

Laure Besnier - 19.10.2017

Edition - Société - Hervé Prudon - Néopolar Littérature - Roman Noir


Hervé Prudon, écrivain aux vies et aux plumes multiples, figure importante du néo-polar, est décédé ce dimanche 15 octobre à l’âge de 66 ans. Son oeuvre est souvent habitée par des marginaux, confrontés à la violence, dans des ambiances sombres et poétiques.

 



 

Hervé Prudon était aussi scénariste, dramaturge et journaliste. Il publie son premier roman Mardi gris chez Gallimard, dans la collection Série noire, en 1978. Aux côtés de Jean-Patrick Manchette ou encore de Frédéric Fajardie, il est l’une des figures majeures du néo-polar, courant littéraire apparu dans les années 1970, qui dénonce les travers de la société contemporaine, les scandales politiques et qui est hanté par les marginaux et les exclus. 

 

Il est notamment l’auteur de Tarzan Malade (Gallimard), La langue chienne (Gallimard) ou encore de Nadique Mouque (Gallimard) pour lequel il est récompensé du prix Louis-Guilloux en 1996. 

 

Marié à la romancière Sylvie Péju, ils écrivent ensemble Venise attendra, qui raconte leur histoire d’amour, publié chez Grasset en 2000. 

 

Il est aussi l’auteur de littérature jeunesse avec des ouvrages comme En route pour Zanzibar (Albin Michel), Le Fils du Héros (Bayard Presse) ou encore Il fait plus froid dehors que la nuit (Éditions de La Loupiote). 

 

Écrivain au plumes multiples, il a collaboré à plusieurs journaux : Le Monde, Libération, Le nouvel Observateur, Cosmopolitan. Plumes multiples et vies multiples : il fut aussi écrivain fantôme, expérience qu’il raconte dans Plume de nègre (Mazarine) en 1987,  puis scénariste pour des courts métrages ou encore dramaturge, pour la pièce Comme des malades en 1998.