Décès de Joseph Minc, figure communiste

Clément Solym - 13.01.2011

Edition - Société - joseph - minc - deces


Le décès de Joseph Minc s'est accompagné d'une vive réaction du Parti communiste français, qui salue la mémoire de l'homme et déplore sa disparition, « une triste nouvelle pour toute la famille communiste ».

Joseph Minc fut un ardent défenseur de la liberté et le PCF lui témoigne une reconnaissance profonde pour « son combat pour abattre le nazisme et le pétainisme en France ».

« Les combattants de la Main d'œuvre immigrée et leur action décisive dans la Résistance ont sauvé notre pays et lavé son honneur. Malheureusement, la France n'a pas été jusqu'ici à la hauteur de la dette qu'elle a contractée envers eux pour prix de sa souveraineté et de son indépendance », ajoute le PCF dans un communiqué.

L'homme fut également auteur d'une autobiographie parue au Seul en septembre 2006, L'extraordinaire Histoire De Ma Vie Ordinaire. « Joseph Minc est né à Brest-Litovsk en 1908. Il appartient à la communauté juive de Biélorussie qui va plusieurs fois changer de nationalité (russe puis polonaise, puis russe, etc.) au lendemain de la Première Guerre mondiale et de la révolution d'Octobre. Il s'engage en 1924 dans les rangs du Parti communiste polonais. Il a seize ans. Cette double condition de juif communiste l'amène à s'exiler à l'aube des années 1930. »

Fuyant la police politique et l'antisémitisme, ce dernier arriva en France en 1931. Il y racontait une vie au milieu des exilés et des apatrides. « Pour eux, tout est source de difficultés : la langue, l'administration, le travail, les études », souligne l'éditeur.

Dans son combat et son engagement dans la Résistance, Joseph Minc parvint à échapper à la rafle du Vel D' Hiv.


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