Décès de K. S. Maniam, grand romancier malaisien 

Camille Cado - 21.02.2020

Edition - Société - K. S. Maniam auteur - Subramaniam Krishnan - litterature malaisie


Considéré comme un géant de la littérature malaisienne, Subramaniam Krishnan Maniam, plus connu sous le nom de K. S. Maniam, est décédé ce 19 février 2020 d'un cancer des voies biliaires à l'âge de 78 ans. La nouvelle a été annoncée sur le réseau social Facebook par Malachi Edwin Vethamani, ami et confrère de l'écrivain.
 
K. S. Maniam, via Facebook
 
 
Né à Bedong (Kedah, Malaisie) en 1942, Subramaniam Krishnan Maniam est un romancier de langue anglaise. Issu d'une famille d'immigrés indiens, il rejoint le Royaume-Uni dès les années 1960 pour poursuivre ses études dans le prestigieux Malayan Teachers’ College.

Après avoir obtenu son diplôme, il décide de retourner dans son pays d'origine afin de commencer sa carrière d'enseignant. Il reprend finalement ses études à l'Université de Malaya pour devenir maitre de conférences, puis professeur agrégé de littérature et d'écriture créative. 

C'est en 1997 qu'il décide de quitter son poste de professeur afin de se consacrer pleinement à l'écriture, une passion qu'il a découverte dès son plus jeune âge. Son premier poème a ainsi été publié en 1964, alors qu'il n'était âgé que de 22 ans. 

Parmi ces ouvrages les plus connus, notons ses trois romans : The Return (1981), In a Far Country (1993) et plus récemment Between Lives (2003). K. S. Maniam est aussi l'auteur de nombreuses nouvelles. The Loved Flaw : Stories from Malaysia (1987) et Haunting the Tiger (1990) lui auront notamment valu de remporter des concours locaux de nouvelles.

Ses écrits abordent souvent des thèmes autour de la diaspora postcoloniale indienne en Malaisie. En 2000, son œuvre a d'ailleurs été récompensée par la première édition du prix indien Raja Rao pour sa « contribution exceptionnelle à la littérature et à la culture de la diaspora sud-asiatique ».

K. S. Maniam a également apporté sa contribution à la scène malaisienne en écrivant des pièces de théâtre comme The Cord (1983), The Sandpit : Womensis (1990) et The Skin Trilogy (1995).
   

« Quand on pense aux auteurs malaisiens dans la littérature anglaise et postcoloniale, K. S. Maniam vient au premier plan. Il fait partie des écrivains malaisiens les plus étudiés au monde. Ses réalisations ont reçu une reconnaissance internationale, mais aucune de notre gouvernement ou des institutions littéraires. Ce n'est pas ce qu'il recherchait. Il a écrit parce que c'est ce qu'il aimait. Son travail témoigne du merveilleux écrivain qu'il était » a tenu à souligner Malachi Edwin Vethamani.

via Headtopics, New Straits Times



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