Décès de l'écrivain argentin Horacio Vazquez-Rial

Clément Solym - 07.09.2012

Edition - International - Horacio Vasquez-Rial - Frontera sur - El camino del Norte


Né le 20 mars 1947, à Buenos Aires, le romancier, historien, journaliste et traducteur, est mort hier à Madrid, à l'âge de 65 ans. Emporté par un cancer déclaré depuis deux ans, Horacio Vazquez-Rial laisse derrière lui des romans inspirés de la guerre civile d'Espagne. D'Historia del Triste paru en 1987 à El camino del Norte, publié en 2006, ses romans portent tous l'empreinte de l'Argentine, son pays natal.

 


 

 

Ce militant du Parti communiste avait pris le chemin de l'exil en 1974, suite à des menaces de la Triple A (Alliance anticommuniste argentine), un groupe para-policier créé par le général Juan D. Peron pour semer la terreur au sein de la gauche.

 

Son éditeur et grand ami Sureda Efe a déclaré qu'il était « un créateur littéraire hors pair, controversé juste ce qu'il faut pour être un bon écrivain, mais malheureusement trop vite oublié ». Il avait choisi l'Espagne comme terre d'accueil, et c'est à son arrivée dans le pays qu'il a entamé son œuvre.

 

Mais ses convictions politiques ont évolué depuis les attentats du 11 septembre 2001 lui valant une rupture avec sa famille politique d'extrême gauche. C'ets particulièrement explicite dans son ouvrage La izquierda reaccionaria (gauche réactionnaire) sorti en 2003. Il critique dans ce livre le conservatisme en matière de mœurs, mais aussi le multiculturalisme, qui serait devenu une mode à notre époque. 

 

 

Aucun des titres de Vasquez-Rial n'a encore été traduit en français, mais son roman Frontera sur, paru en 1994, a fait l'objet d'une adaptation cinématographique en 1998, par le réalisateur Gerardo Herrero.

 

Nominé lors du Prix Nadal en 1987, suite à la parution d'Historia del triste, il n'a pourtant jamais reçu le premier prix. Idem pour le Prix Plaza y Janès dont il fût seulement le finaliste,  en 1989, pour La Reinail de oros ou Reine de carreaux.