Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Décès de l'écrivain Khushwant Singh, presque centenaire

Julien Helmlinger - 20.03.2014

Edition - International - Khushwant Singh - Décès - Ecrivain indien


L'Inde a perdu l'un de ses grands écrivains de langue anglaise, ce jeudi, tandis que Khushwant Singh, alors âgé de 99 ans est décédé à New Delhi, rapporte l'AFP. Son fils Rahul Singh, qui a annoncé son décès, a expliqué à la chaîne NDTV que son paternel souffrait de problèmes respiratoires. Il ne « se sentait pas bien depuis quelques jours ». L'homme avait entre autres récompenses été honoré en son pays de la seconde plus haute distinction civile, la Padma Vibhushan.

 

 

Caricaturé en couverture

 


Khushwant Singh est né le 2 février 1915, dans une famille sikhe d'un village du Pendjab, à l'ouest du pays et décédé en sa résidence de New Delhi, vill où il devrait être incinéré jeudi. Selon son fils, bien qu'auteur prolifique, il « avait récemment arrêté d'écrire. Mais il lisait livres et journaux. [...] Il avait toute sa tête et vivait pleinement sa vie ».

 

Un temps membre du parlement indien et diplomate, Singh a écrit un certain nombre de livres traitant de l'histoire de la communauté sikh dont il est originaire. Une thématique que l'on retrouve publié en français dans Un train pour le Pakistan, aux éditions Autrement, qui dépeint la tragique partition du sous-continent, entre l'Inde et le Pakistan en 1947.

 

L'écrivain laisse derrière lui une centaine d'oeuvres, parmi lesquelles des nouvelles et des essais, et publié de nombreux articles de presse au cours de sa carrière, contribuant à divers magazines littéraires. En France certains autres de ses écrits ont notamment été publiés aux éditions Philippe Picquier, Je n'entendrai pas le rossignol, Delhi, Une épouse pour le sahib.

 

Courant 2005, alors interrogé par l'AFP, l'écrivain se serait confié quant à sa passion « compulsive » pour la littérature. Ajoutant avec humour : « Je ne sais pas quoi faire si je n'écris pas. J'ai perdu l'art de la relaxation. »

 

Il n'est donc pas si étonnant que l'homme soit également l'auteur de sa propre épitaphe, avec autodérision toujours. « Ici repose un homme qui ne fut bon ni pour les hommes ni pour Dieu/Ne versez nulle larme pour lui, c'était un salopard/Auteur de méchantes choses qu'il trouvait amusantes/Le Seigneur soit loué, il est mort, ce fils de chien. »