Décès de l'éditeur et auteur Jean-Bertrand Pontalis

Cécile Mazin - 15.01.2013

Edition - Société - Jean-Bernard Pontalis - décès - éditeur


Il comptait parmi les membres du comité de lecture des éditions Gallimard, depuis 1979, et s'occupait de la collection L'un et l'autre, dans laquelle on retrouvait notamment Christian Bobin. Jean-Bernard Pontalis, écrivain et éditeur, agrégé de philosophie, est décédé, dans la nuit du 14 au 15 janvier, apprenait L'Express.

 

Ayant suivi tout à la fois l'enseignement de Sartre et de Lacan, il était devenu psychanalyste, et avait reçu en juin 2011, le grand prix de la littérature décerné par l'Académie française. 

 

Il fut également le créateur de la Nouvelle revue de psychanalyse. Aux éditions PUF, il publia le Vocabulaire de la psychanalyse.  

 

A découvrir, l'hommage rendu par Jean d'Ormesson, publié par BibliObs. « Voilà que la mort nous a pris Pontalis. Elle ne se refuse rien. Il était le meilleur parmi les bons, le plus fin parmi les intelligents, le plus clairvoyant et le plus libre. Le plus doué aussi, sans emphase ni vanité, pourtant. Et enthousiaste, et rieur, et charmant… »

 

 

 

Le ministère de la Culture vient de faire parvenir son communiqué :

A près de 90 ans, Jean-Bertrand Pontalis aura embrassé un siècle de psychanalyse. Avec lui, disparaît l'un des derniers disciples de Lacan et de Sartre, un esprit aussi érudit que créatif, qui avait sa place dans les hautes sphères de la psychanalyse, de la philosophe et de la littérature.

Comme essayiste, il venait de finir « Avant, Paris », une émouvante interrogation, hélas prémonitoire, sur le temps et la « nécessité de la nostalgie ». Son temps, il l'avait bien rempli, créant ou dirigeant quantités d'ouvrages de référence, revues et collections, tels son fameux « Vocabulaire de la psychanalyse » paru en 1967, la Nouvelle revue de psychanalyse ou encore la collection « L'un et L'autre » de Gallimard.

En 2011, le grand prix de littérature de l'Académie française avait comblé cet amoureux des lettres, qui laissait percer dans ses beaux romans le secret de ce qu'il était vraiment : un homme d'ouverture, d'écoute et d'ironie bienveillante. Nombreux sont ses lecteurs et ses anciens élèves : ceux des lycées de Nice, Orléans et Alexandrie, comme ceux de l'Ecole pratique des hautes études, qui le pleurent aujourd'hui.