Depuis une librairie d'Irak : électricité et sécurité, pour survivre

Clément Solym - 21.09.2010

Edition - Société - librairie - irak - commerce


Sur la rue Mutanabi, la librairie tenue par Atta Zeidan, est considérée comme sa librairie. Ces différentes photos, prises le dimanche 8 août, montrent une boutique un peu chaotique, certes, mais dont l'histoire est des plus intéressantes.

Iqra'a a plus que triplé de taille, en l'espace de ces trois dernières années, et le chiffre d'affaires a augmenté de 50 % depuis 2003.

Pourtant, les propriétaires du magasin restent inquiets et sceptiques sur l'avenir de cet établissement. Dans la mesure où la sécurité dans les rues n'est pas garantie encore, le futur reste sombre.


De même, l'électricité n'est pas assurée chaque jour, et son manque de fiabilité rend le commerce plus dépend encore. Et puis, dans un pays sans gouvernement encore stable, il tombe entre les mains de la police et de l'armée irakienne de se débrouiller sans les Américains.

Qui de toute manière quittent définitivement le pays à compter de la fin de l'année, et auront entièrement disparu l'an prochain... « Nos rêves sont une chose, la réalité en est une autre. Et tous nos plans sur l'avenir dépendent de l'électricité, de la sécurité et de l'économie », explique Zeidan.


L'une des solutions pour son commerce est justement de parvenir à décrocher un passeport, pour voyager jusqu'en Iran et acheter directement les livres aux éditeurs du pays, plutôt que de passer par des intermédiaires et de faire venir ensuite ses achats. Moins éloigné que l'Inde et moins cher que la Syrie, l'Iran présente une solution économique plus viable pour son entreprise.

« Le monde des livres ne nous rendra pas riches et gras. Mais cela ne fait pas de nous non plus des gens pauvres et maigres. Le commerce a été bon l'an dernier. Le pouvoir d'achat des gens est sain, mais à chaque fois qu'une situation de tension intervient, le commerce chute. »

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