Des bibliothèques canadiennes en proie aux coupes budgétaires

Julien Helmlinger - 02.02.2014

Edition - Bibliothèques - Canada - Bibliothèques - Fermetures


Parti conservateur et services bibliothécaires ne feraient pas bon ménage au Canada, à en croire la dernière grogne de l'écrivain et journaliste Cory Doctorow, contributeur au blog Boing Boing. Dirigé par le leader du parti et premier ministre Stephen Harper depuis 2006, le gouvernement canadien se trouve pointé du doigt pour avoir mené une « campagne brutale » à l'encontre des collections d'une douzaine d'institutions publiques du pays.

 

 

Les efforts déployés pour sauver

les bibliothèques,  Agrandir

 

 

Le militant défenseur des bibliothèques cible le gouvernement conservateur. Selon Doctorow, celui-ci aurait conduit à la destruction de quantité de dossiers concernant la santé notamment, poussant des scientifiques à se créer des fonds documentaires clandestins « dans les caves de leurs bureaux », parmi les collections d'une douzaine de départements au total. Une accusation basée sur un rapport publié par le groupe de presse Postmedia, basé à Toronto.

 

Le journaliste énumère au rang des victimes une floppée d'institutions fédérales, les : Health Canada, DFO, Canada Revenue Agency, Citizenship and Immigration, Employment and Social Development Canada, Environment Canada, Foreign Affairs and International Trade, Natural Resources Canada, Parks Canada, Public Service Commission, Public Works and Government Services, et Transport Canada.

 

Au fil des deux dernières années écoulées, les coupes budgétaires auraient non seulement contraint cette douzaine de départements à réduire les services, effectifs et horaires d'ouverture au sein de leurs bibliothèques. Mais elles leur auraient également fait perdre accès à des données, « des documents d'archives vitaux », et des bibliothèques entières.

 

Les oeuvres ainsi perdues auraient été « dispersées à travers des collections privées, voire jetées aux ordures ». Pour le critique, ces ratés suggèrent que le processus de conservation physique comme celui de numérisation souffrent sans nul doute de quelques lacunes. Il souligne par ailleurs que la Canadian Library Association, il y a quelque temps déjà, avait annoncé explicitement le risque d'une telle perte en raison d'un manque de soutien national.

 

(via BoingBoing)