The International Federation of Library Associations and Institutions (IFLA) travaille depuis plusieurs années sur des directives internationales concernant les services que les bibliothèques peuvent proposer aux réfugiés. L’objectif est de fournir aux bibliothèques du monde entier des méthodes efficaces pour servir les immigrants, migrants et demandeurs d’asile. 

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Le 20 juin aura lieu la « journée mondiale des réfugiés », pour cette occasion l’IFLA fait un point sur la situation. De son côté, Bibliothèques sans frontières souligne qu’en 2019, 79,5 millions de personnes sont considérées comme réfugiées et déplacées. Plus de 13 millions d’entre elles ont moins de 18 ans. Et en moyenne, les réfugiés passent 18 ans dans un camp. 

Soumis à un stress intense, les réfugiés qui ont fui leur pays se retrouvent souvent sans aucune ressource. À leur arrivée ils sont confrontés à une série d’obstacles : ils ont besoin de préciser leur statut juridique, de trouver de la nourriture, un logement, des formations, un emploi...

Pour trouver ces informations, ils auront besoin d’accéder à Internet et donc à des ordinateurs. Alors qu’ils essaient de se familiariser avec une nouvelle culture et une nouvelle langue, ils peuvent également être victimes de discrimination de la part du gouvernement ou des résidents de leur nouveau pays.
 
Dans un premier temps, les bibliothèques peuvent aider les réfugiés en leur fournissant le même type de service qu’aux autres clients, mais des méthodes spécifiques sont en train d’être mises en place pour préciser l’aide qu’il est possible d’apporter. À la fin de 2019, l’IFLA a mené une enquête au niveau mondial pour recueillir les pratiques les plus efficaces et identifier les services les plus utiles. 

L’enquête a reçu 353 réponses de bibliothèques de 32 pays différents, en voici quelques éléments :  
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  • Les services les plus courants offerts aux réfugiés sont l’accès à Internet (93,2 %) ; accès aux ressources (83,5 %) ; accès aux nouvelles (79,7 %). Viennent ensuite les cours d’informatique (60,3 %), les cours de langue (56,1 %);  et la lecture de conte pour les enfants (53,2 %).
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  • 68 % de ces bibliothèques ont une relation sur le long terme avec les réfugiés et offrent ces services depuis plus de 5 ans. Plus de 50 % des bibliothèques coopèrent avec d’autres organisations de la communauté.
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  • Outre les 38,6 % des répondants qui ont déclaré n’avoir aucun immigrant dans leur communauté, les obstacles rencontrés dans l’aide aux réfugiés sont dus aux manques de ressources (26,3 %) et au fait que ce service soit déjà pourvu par une autre organisation spécialisée. 

Pour plus d'informations, rendez-vous à cette adresse

Pour l’association, la catastrophe sanitaire qui a secoué le monde entier, a rendu encore plus crucial le fait de sensibiliser aux droits et aux besoins des réfugiés.  « Les bibliothèques, en tant que moteurs clés du changement social, jouent un rôle clé dans la création d’un monde inclusif et équitable : un monde où personne n’est laissé pour compte », souligne ainsi l’IFLA. Et d’ajouter « nous pouvons tous faire en sorte que chaque action compte ! »

Crédit photo : Ken Hawkins CC BY 2.0 


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