Des boutiques physiques concurrencent Amazon sur les prix

Julien Helmlinger - 23.08.2013

Edition - Economie - Amazon - Commerce de détail - Prix


Pendant que l'on tergiverse sur la question de savoir comment Jeff Bezos fera fructifier son acquisition du Washington Post et ses ramettes de papier, une menace externe vient troubler le diagnostic marketing d'Amazon. Aux États-Unis, certaines boutiques de brique et de mortier auraient tendance à devenir moins chères que la plateforme en ligne. Une concurrence agressive sur le terrain de la tarification, levier auquel le consommateur n'est pas insensible. 

 

 

 Pentagon City Mall

Crédits : Ben Schumin (WikimediaCommons)

 

 

Ainsi, sur un panier de 30 produits sélectionnés par les analystes de BB&T, l'enseigne américaine Bed Bath & Beyond, établie aux États-Unis comme au Canada ainsi qu'à Puerto Rico, se serait dernièrement révélée 6,5 % de fois meilleur marché que son rival en ligne. L'entreprise attaquerait son concurrent avec son propre cheval de bataille, faisant le pari de réduire ses marges brutes afin de stimuler la croissance des ventes en volume. 

 

La société Bed Bath & Beyond  envoie régulièrement des coupons de remises de 20 % à ses clients. Et si cette réduction vient s'ajouter aux tarifications comparées, l'enseigne augmenterait l'écart de prix avec son rival jusqu'à hauteur de 25 %.

 

La rivalité entre le géant de l'e-commerce et les boutiques physiques se joueraient donc désormais vivement sur ce terrain de la fixation des prix. Comme semble en attester également la stratégie de Best Buy, qui a garanti aux consommateurs d'aligner ses prix au niveau d'Amazon, et ce, quel que soit le produit commercialisé. Une promesse faite également dernièrement par le détaillant en ligne Overstock.

 

Il se pourrait que l'avantage concurrentiel, que la société Amazon a conservé jusqu'à lors serait en perte de vitesse, et pourrait l'être davantage encore si le projet de loi sur l'équité du marché, qui a été adoptée au Sénat américain, mais doit encore être mis au vote au Congrès est définitivement validé. Cette loi n'épargnerait plus aux e-commerçants la collecte des taxes de vente d'État, comme il en est déjà pour les détaillants de brique et mortier.

 

(via The Wall Street Journal)


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