Des dessins originaux du Petit Prince vendus aux enchères pour une fortune

Bouder Robin - 16.06.2017

Edition - Société - dessins le petit prince - enchères petit prince - dessins saint exupéry


Deux aquarelles d'Antoine de Saint-Exupéry présentes dans l'édition originale du Petit Prince ont été vendues aux enchères par la maison Artcurial mercredi 14 juin, quasiment au double de leur estimation ; 11 croquis inédits étaient également disponibles à la vente, pour le plus grand plaisir des acheteurs.

 

Le Petit Prince

Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry, Gallimard - slgckgc (CC BY 2.0)

 

Le Petit Prince a toujours la cote, et ce n'est pas la maison Artcurial qui prétendra le contraire. Alors qu'une vente aux enchères était organisée ce 14 juin, 2 aquarelles et 11 croquis originaux d'Antoine de Saint-Exupéry ont trouvé acheteurs pour une somme bien plus élevée que prévu.

 

La première aquarelle notamment, estimée entre 110 000 € et 140 000 €, représentait le personnage du Prince assis sur une chaise, observant le soleil se coucher. Un dessin qui en a inspiré plus d'un, puisque les enchères sont rapidement passées de 50 000 € à... 294 000 €. De même, la seconde aquarelle, montrant le Prince allongé dans l'herbe après son arrivée sur Terre et découvrant un jardin « fleuri de roses », s'est vendue à 226 000 €, soit deux fois plus que son estimation, à 110 000 €.

 

 

 

 

Il faut dire que ces aquarelles avaient été utilisées pour illustrer l'édition originale du roman, publiée en 1943. Signées de la main de l'écrivain juste avant sa disparition, elles étaient conservées par Consuelo de Saint-Exupéry, épouse de l'écrivain.
 

Antoine de Saint Exupéry : une gourmette a élucidé le mystère de sa mort
 

11 croquis de Saint-Exupéry, inédits ceux-là, se trouvaient également en vente. Des dessins préparatoires que l'écrivain avait réalisés au tout début de son travail, et qu'il avait confiés à son amie Sylvia Hamilton. Une vente publique en 1976 les avait vus confiés à un collectionneur européen, et c'est finalement un habitant de Toulouse qui les a remis à la maison Artcurial. Ils ont été vendus ce mercredi pour la somme de 104 000 €.

 

Fait notable, les intéressés venaient du monde entier : « Le Petit Prince, un peu comme Tintin, renvoie à ce qu'il y a de plus beau dans l'enfance. C'est une histoire que le monde entier connaît. En témoigne la diversité des enchérisseurs aujourd'hui, qui étaient anglo-saxons, européens, français... », comme le rappelle François Tajan, le commissaire-priseur, au Figaro après la vente.

 

Pas si étonnant, Le Petit Prince restant le 2e ouvrage le plus traduit au monde après la Bible. Un conte qui a traversé les décennies et continue de toucher enfants comme adultes, lesquels sont prêts à dépenser des centaines de milliers d'euros pour poursuivre le rêve un peu plus.