Des ebooks déjà moins chers chez Amazon, Apple et B&N

Clément Solym - 11.09.2012

Edition - Economie - règlement ebooks - Apple Amazon Barnes & Noble - HarperCollins


Il y a 4 jours, la juge Denise Cote choisissait de valider le règlement proposé par le Département de la Justice américain pour trois éditeurs, HarperCollins, Simon & Schuster et Hachette Book Group et les revendeurs d'ebooks. (voir notre actualitté) Et ça n'a pas traîné : les prix des ebooks d'HarperCollins ont enregistré une baisse significative de leurs prix de vente.

 

 

Sale In A Sale Shop Selling Sale Signs

(auteur : the justified sinner)

 

 

 « Ce prix a été fixé par l'éditeur » : une simple phrase disparaît, mais ses conséquences vont au-delà d'une précision linguistique. Sur Amazon, la mention qui accompagnait un livre numérique vendu 7,99 $ par Penguin s'est effacée pour laisser place à un prix inférieur, 7,59 $. Et cette fois, c'est Amazon qui a fixé le tarif, avec une ristourne dans le cadre légal du règlement du DoJ. Pour les livres numériques vendus 9,99 $, le prix est désormais 8,02 $, pour ceux à 13,99 $, 10, 94 $ : entre 5 et 20 % de remise sont donc désormais appliquées par le revendeur, selon sa volonté.

 

Et voilà le plus curieux : Barnes & Noble a immédiatement emboîté le pas à Amazon, probablement pour que la légendaire compétitivité du site de e-commerce ne profite pas trop longtemps des nouvelles réglementations de façon unilatérale. Apple, notent plusieurs journalistes américains, conserve cependant son avance et propose encore dans la plupart des cas les prix les plus faibles. Mais la situation va changer, étant donné les premiers effets constatés 4 jours seulement après la validation du règlement.

 

Et celui qui sortira vainqueur sera celui qui pourra grignoter sur ses marges, ou reporter les pertes sur la vente d'autres produits : en somme, un boulevard pour les supermarchés du Web. (voir notre actualitté)

 

La réactivité et la rapidité de la réévaluation des prix, qu'elles proviennent de l'éditeur HarperCollins (seuls ses titres sont pour l'instant concernés) ou des magasins de livres numériques, éloignent en tout cas la perspective d'un appel au Second Circuit qu'envisageait Bob Kohn (voir notre actualitté). Car, en baissant les prix aussi rapidement, éditeurs et revendeurs donnent raison au DoJ qui les accusait de maintenir volontairement le contrat d'agence pour protéger non pas un marché, mais leurs propres marges.

 

La concurrence fait son grand retour, et son premier forfait.