Des écrivains unis contre le crime dans un seul roman

Clément Solym - 05.07.2011

Edition - Les maisons - polar - deaver - policier


Le polar Pas de repos pour les morts (No rest for the Dead) écrit par pas moins de Vingt-six écrivains, est publié aujourd’hui aux Etats-Unis par les éditions Simon & Schuster.

Andrew Gulli, le directeur du magazine The Strand spécialisé dans le polar, est à l’origine du projet. Il explique à Reuters :
« J’ai eu l’idée d’une femme qui serait condamnée pour un crime qu’elle n’aurait pas commis (…) j’ai donc écrit un prologue que j’ai remis au premier écrivains puis lui et les autres ont commencé à écrire ».
Chaque chapitre est le fait d’un auteur. Andrew souhaitait en premier lieu que douze auteurs participent à l’élaboration du roman, mais le produit final ne fut pas satisfaisant en matière de cohérence et il dut alors inviter plus d’écrivains jusqu’à atteindre une histoire consistante.


Parmi les vingt-six écrivains, il faut compter le romancier Jeffery Dear, connu pour les enquêtes de son héros Lincoln Rhyme et le nouveau roman sur James Bond « Carte blanche », ainsi que Alexander McCall Smith et Kathy Reichs.

Andrew Gulli est enthousiaste quant à l’originalité du projet : « Si vous additionnez le nombre d’écrivains qui ont participé à ce livre, vous trouverez qu’ils ont vendu au total des centaines de millions de livres (…) dans l’histoire de l’édition, rien de tel ne s’est jamais produit ».

« Pas de paix pour les morts » est l’histoire du détective Jon Nunn, qui tente d’aider une femme accusée du meurtre de son mari, le conservateur du musée de San Francisco. Après que l’affaire est classée dix ans plus tard, il reste convaincu de l’innocence de Rosemary, malgré qu’elle ait déjà été condamnée à mort et exécutée. Jon décide alors de rassembler tous ceux qui étaient présents la nuit ou Christopher Thomas est mort. Il finira par découvrir la vérité petit à petit, en interrogeant les suspects un par un.

« Ce n’est pas un autre Agatha Christie et son oeuvre Hercule Poirot, où le groupe de suspects est réuni et où le détective pointe du doigt le coupable à la fin de l’histoire, après avoir détaillé l’affaire (…) Il y a des flash-back, et la vie du policier est ruinée. C’est un conte sur la rédemption après qu’il a fait une énorme erreur, avec un véritable coup de théâtre », précise Andrew Gulli à Reuters.

Le plus grand défi de ce projet de quatre ans a été de trouver des écrivains souhaitant contribuer à un tarif minimal tout en maintenant un style et une histoire assez cohérents pour être lisible, selon Andrew Gulli.

Celui-ci a travaillé avec sa sœur Lamia sur ce projet. Leur objectif étant de verser toutes les recettes à la Société de leucémie et lymphome après que leur mère a succombé à cette maladie en 1997, rapporte l'agence Reuters.