Des enchères sur des livres anciens très contestées au Québec

Clément Solym - 10.09.2008

Edition - Société - vente - enchères - livres


Pillage ou pas pillage ? David Blair, président de la Literary & Historical Society of Quebec semblait pourtant armé de bonnes intentions. En effet, cherchant à réhabiliter le centre culturel Morrin Centre de Québec, disposant d'une bibliothèque créée en 1824, il décide alors de vendre des livres. 1500 ouvrages datés et anciens, précisément.

Mais pour Thomas Feininger, une fois ces livres anglophones vendus, le Morrin Centre se retrouverait complètement dépouillé. Pour David, c'est faux : 6000 ouvrages resteront, parmi les 25.000 autres présents dans les lieux.

Mais voilà, pour certains livres anciens, la rénovation est bien plus dispendieuse que le rachat d'un exemplaire. « Le coût de les réparer serait plus cher que d’acheter un autre exemplaire de la même époque » explique-t-il, dans des propos rapportés par Le Soleil .

Si l'an passé, 4000 livres avaient été ainsi cédés, sans mot dire, ceux de cette vente, ne manquent pas d'enflammer ; on trouve en effet des Dickens de 1862 et 1864, donc du vivant de l'auteur.

Des enchères sont en cours pour racheter ces livres, dont David compte tirer entre 10 et 15.000 $. Pour renouveler le stock. . « On ne fait pas ça parce qu’on a besoin de 15 000 $. Les profits vont servir à acheter d’autres livres, ce n’est pas juste pour s’en débarrasser ou payer le loyer », conclut-il.