Des fausses factures adressées à des milliers d'écoles au nom de Scholastic

Julien Helmlinger - 20.10.2014

Edition - Justice - Scholastic - Manuels scolaires - Arnaque


La semaine dernière, à Franklinville dans le New Jersey, des agents fédéraux ont arrêté un certain Robert S. Armstrong qui aurait escroqué plus de 300.000 dollars à des écoles américaines. Inculpé à comparaître jeudi dernier devant la Camden Federal Court pour fraude postale, selon le procureur Paul J. Fishman on lui reproche d'avoir distribué des fausses factures concernant des manuels scolaires inexistants à quelque 73.000 établissements.

 

Scholastic Headquarters

La maison servait de façade - CC by 2.0 par Raul 

 

 

Curieusement, aucune école n'aurait officiellement admis être tombée dans l'arnaque, et ce malgré l'importance de la somme dont il est fait état sur les comptes bancaires de l'accusé. Les établissements visés par les fausses factures étaient quant à eux basés dans les États de Nebraska, Oregon, Indiana, Maine, Rhode Island, ou encore en Arizona.

 

Comme l'explique le procureur Fishman, en juillet l'accusé avait ouvert des boîtes aux lettres, à Sewell et Las Vegas, au nom de sa petite entreprise Scholastic School Supply LLC.

 

Contrairement aux apparences, cette couverture n'a aucun lien avec la célèbre maison d'édition, selon le Better Business Bureau du New Jersey. Mais elle aura permis à l'accusé d'adresser à ces milliers d'écoles, via une société d'envoi de courriers basée dans le Maine, des fausses factures de 647 dollars concernant des lots de 50 manuels de maths ou de langue.

 

Ce qui revient à 12,95 dollars le titre fictif, dans le cas où des écoles ont effectivement marché dans la combine. Le réseau Better Business Bureau ne sait pas quelles écoles sont à l'origine des plaintes, ni si elles sont tombées dans le panneau ou non, mais il a tout de même reçu une centaine de plaintes au total, demandant à faire cesser les efforts de collecte.

 

L'accusé est un ancien professeur, et a travaillé au sein de la Sooy Elementary School. Il a déjà dû faire face à plusieurs accusations. Notamment pour des jeux illégaux dans le cadre d'une affaire de paris, pour contrefaçon de la marque Little Caesar, ou encore violation de contrat.

 

Il risque désormais une peine de 20 années de prison et une amende de 250.000 dollars s'il est reconnu coupable, mais nie toute intention frauduleuse.