Des marchands de tissus n'acceptent pas de servir de cadre à un polar

Clément Solym - 14.03.2010

Edition - Justice - procès - marché - saint


L’affaire a de quoi faire sourire et pourtant elle est bien sérieuse. Un des derniers polars publiés par la maison d’édition Parigramme, Aux malheurs des dames, vient de faire l’objet d’une action en justice. En effet, les dirigeants du magasin « Dreyfus déballage du marché Saint-Pierre » n’ont pas apprécié de voir leur lieu de vente devenir le cadre du dernier roman de Lalie Walker.

Cette dernière raconte dans son livre, qui reprend de manière détournée le titre d’un célèbre roman de Zola, l’histoire de la disparition mystérieuse de deux employées travaillant au sein du marché Saint-Pierre, le paradis du tissu situé à Montmartre.

Les dirigeants d’un magasin des lieux attaquent auteur et éditeur pour « diffamation » et « injures » rapporte l'AFP. Ayant soif d’argent, ils poussent l’absurde jusqu’à demander « deux millions d’euros de dommages et intérêts »…somme astronomique s’il en est pour le milieu de l’édition !

Et pourtant l’auteur se défend en affirmant que son livre n’est que pure fiction. Mais rien n’y fait et François Besse, l’avocat de l’auteur et de la maison d’édition, devra défendre leurs intérêts devant la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris le 9 avril prochain lors d’une première audience.

S’il fallait faire condamner tous les romans qui usent d’un cadre réel pour y loger quelques événements pas toujours très reluisants, il faudrait en faire des procès. On tombe ici clairement dans l’absurde.


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