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Des mesures d'aide “chaotiques et inadaptées” pour les créateurs

Gariépy Raphaël - 02.06.2020

Edition - Société - petition signataires - artiste auteur.e.s societe - édition livre industrie


Une pétition lancée le 31 mai dernier par un collectif d’associations de syndicats et d’artistes dénonce les mesures « chaotiques et inadaptées » prises durant la crise. Les signataires souhaitent interpeler sur le caractère plus précaire que jamais du statut d’artistes-auteurs : « Il y a urgence, sans quoi le désastre qui déjà s’annonce risque d’être fatal. »

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« Nous sommes le secteur de la création : sans nous, pas de livres, ni de librairies, ni de bibliothèques ; pas d’expositions, ni de musées, de centres d’art, de galeries ; pas de films, pas de séries, ni de cinémas ; pas de spectacles, pas de festivals, pas d’affiches, pas de programmes... »

La pétition, qui a enregistré à date plus de 2000 signatures, revient sur le caractère essentiel des créateurs, qui se situent à la marge de la création. Ces peintres, écrivains, illustrateurs, plasticiens, graphistes, scénaristes, photographes, vidéastes,  auteurs de bande dessinée, scénographes, compositeurs... se retrouvent rarement sur le devant de la scène et seraient donc très peu écoutés.
La crise sanitaire aurait encore aggravé la situation avec des mesures « chaotiques et inadaptées » prises sans consultation des principaux concernés. Le texte dénonce des fonds d’aide éparpillés et incohérents, une protection sociale aux carences saillantes et interpelle sur l’hypocrisie des discours publics : « Nous sommes près de 300 000 à évoluer à la marge de secteurs qui nous considèrent immanquablement comme la variable d’ajustement de leur bonne fortune. Et pourtant ici et là on prétend et on affirme à grand renfort médiatique vouloir nous soutenir ou même, nous remettre au centre... »

Agir maintenant 

Pour répondre à la crise, le collectif propose une série de mesures simples, déjà exposées au début de la crise sanitaire : 

• Un accès effectif de tous les artistes-auteurs et toutes artistes-autrices au fonds de solidarité, et un maintien de celui-ci jusqu’au premier trimestre 2021.
• Des aides réellement complémentaires et subsidiaires, donc cumulables avec le fonds de solidarité, adaptées et garantissant des critères harmonisés et un traitement transparent des demandes.
• L’institution d’une véritable caisse de sécurité sociale pour les artistes-auteurs.
• L’organisation d’élections professionnelles en vue de son pilotage.


crédit photo : pure_nutter CC BY SA 2.0 


Commentaires
Madame, Monsieur,

 

Depuis quelques temps, je passe mon temps à essayer de sensibiliser les élus sur ce point crucial que représente la fermeture des salons du livre, des impossibilités de rencontres et dédicaces, qui ont un impact plus forts pour les indépendants, car notre seule force et notre visibilité. Essayant d'interférer pour que des réponses nous soient apportées sur un soutien qui doit perdurer, devant être plus qu'une simple perfusion pour nous maintenir en vie, mais un véritable accompagnement durant les prochains mois.

Je remarques, d'ailleurs, que certains de mes propos sont lus, puisque repris presque au mot écrit. Cela ne peut que nos fédérer sur ce même sujet.Il nous faut des garanties sur des inquiétudes qui s'installent depuis la mise en place de ces fonds, sans pour cela s'appuyer uniquement sur ces fonds de solidarité, car je crains que des dérives ne s'installent, tel qu'il est fait un peu ailleurs. Un combat doit être juste et loyal, il ne serait question de s'installer dans un confort financier, sans que nous réagissons. Nous avons fait ce choix d'un métier qui nous passionne, nous en connaissons les aléas, ceux qui sont actés depuis longtemps.

Le Coronavirus n'est pas un aléa prévisionnel, il est une déchirure pour toutes les filières du livre, mais tel je l'ai déjà écrit, certain-es sont à l'abri financièrement. La reprise va être salutaire pour bcp, mais encore trop seront au bord du chemin.

Seront encore plus fragilisés, d'autres ne seront plus. Alors soyons dans toute raison gardée, portons nos armes pour défendre les plus fragiles, pas ceux qui seront dans la certitude que leurs ouvrages seront mis en vtes en ces librairies qui souffrent, mais sont aidées par des élans de solidarité autre que l'état.

Du plus avec du plus, j'estime que ce peut être que du bien pour notre bien.

Mais nous oublions que si le libraire a besoin du livre pour exister, il n'a pas besoin de tous les A.E, les petites maisons, et nous devons nous en inquiéter. Alors respirons ensemble, au lieu de savoir que certain-es ne vont pas hésiter à nous laisser nous faire étouffer par l'abondance de toutes ces nouveautés.

J'oserai peine à croire que tous ces discours qui émanent de part et d'autres, ne sont qu'esprit d'égotisme pour sortir son épingle du jeu. Ce n'est pas un jeu, c'est une véritable question de vie et de mort, car mort d'un pro, peut engendrer le désastre d'une mort humaine.

Nous ne sommes pas que des êtres fragiles financièrement mais aussi mentalement.

Je le sais, je n'ai pas honte de l'avouer, je me relève d'une descente au bords de l'enfer qui affecta fortement ma santé.

Cordialement.        

"Le livre,la plus belle conquête du lecteur."

Dominique Martin dit Dominick
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