Des projets immobiliers menacent le village natal de Charlotte Brontë

Clément Solym - 02.01.2012

Edition - International - brontë - paroisse - haworth


Des projets immobiliers menacent le village natal de Charlotte Brontë, reconnue pour être l'une des plus grandes auteures outre-Manche. En particulier, l'église de Haworth près de laquelle elle a grandi.

 

Le père de Charlotte Brontë était le révérend de l'église de Haworth il y a 190 ans. Patrick Brontë vivait avec ses trois filles dans le presbytère adjacent, et l'église est à présent devenue un lieu de commémoration pour la célèbre auteure britannique.

 

 

Une bonne trentaine de visiteurs s'aventurent chaque jour autour des plaques commémoratives de Charlotte et Emily Jane. « C'est un véritable lieu de pèlerinage » affirme l'actuel révérend de l'église, Peter Mayo-Smith, qui ajoute que de l'argent, des fleurs, et des livres y sont déposés chaque jour.

 

Des dépliants explicatifs sont disponibles pour les visiteurs (et même traduits en japonais et en chinois) venant de tous les coins d'Europe, d'Australie, de Nouvelle-Zélande et d'Amérique.

 

Mais cela risque de ne pas perdurer. Ce mois-ci, l'église, ainsi que le village de Pennine, saura s'ils seront remplacés ou non par des quartiers résidentiels modernes.

 

Depuis le début des discussions sur le projet, il y a un an environ, le révérend se bat pour communiquer au monde l'importance de préserver l'héritage géographique de Charlotte Brontë. Le soutien de nombreuses paroisses et de la fan club international de Brontë s'est fait sans attendre, mais il manque encore des dizaines de milliers de livres pour sauver l'église.

 

Ce n'est pas seulement l'église qui est menacée. Les constructions augmentent dans la région, et notamment sur les collines de Haworth, tant décrites par les auteures inspirées.

 

Les dés seront jetés le 20 janvier prochain. Si l'église parvient à réunir les 65.000 £ requis. La paroisse a réussi pour l'instant à réunir 30.000 £. Affaire à suivre.