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Des salaires plutôt à la hausse dans l'édition

Antoine Oury - 06.07.2017

Edition - Les maisons - salaires édition - rémunération édition - gros salaires édition


Le rapport de branche 2017 du secteur de l'édition, communiqué par le Syndicat national de l'édition aux organisations salariales, aborde l'emploi et le travail au sein des maisons par différents angles. La rémunération des différentes catégories socioprofessionnelles en fait partie : les données 2016 révèlent que les salaires ont connu une légère hausse.


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(Will Spaetzel, CC BY-NC-SA 2.0)
 

Rappelons que les données 2016 du rapport de branche pour le secteur de l'édition se basent sur les réponses de 51 groupes, soit 9 452 personnes, et 31 éditeurs indépendants, soit 758 personnes. Au total, on compte donc 82 sociétés, 10 de moins que pour le rapport de branche 2016, soit 10 210 employés représentés au total, tout de même.

 

Considérons d'abord le salaire annuel total, soit le salaire de base et la variable : le salaire total médian, pour les 6 catégories hiérarchiques d'employés représentées (de E4 à E9) est en hausse, de 26 600 €/an en 2015 à 27 360 €/an en 2016, à périmètre comparable, même si l'on constate une érosion pour les plus bas salaires des catégories d'employés qualifiés (E4, E5, E6).

 

Même constat chez les techniciens : les plus bas salaires sont en légère érosion, comme le souligne la médiane, ce qui ne s'observe pas pour les agents de maîtrise. Pour les cadres, tout dépend des catégories, dont les médianes affichent tantôt des hausses, tantôt des baisses. Le salaire le plus élevé de la catégorie de cadre la plus élevée (400 000 € en 2016) fluctue beaucoup par rapport à 2015 (378 689 €), mais cela peut être dû à la variable.

 

Le salaire annuel fixe est donc nécessaire pour affiner cette perception des rémunérations. De nouveau, les salaires les plus bas des salariés qualifiés (E4, E5, E6) marquent le pas, même si les médianes de tous les échelons (à l'exception de l'échelon E4), cette fois, sont à la hausse. Les salaires maximums des employés ont tendance à baisser, sauf pour les deux dernières catégories.

 

À l'examen du salaire de base annuel des techniciens et agents de maîtrise, on constate une érosion de la rémunération, qui concerne à la fois les salaires les moins élevés et les plus élevés et apparaît dans les fluctuations des médianes. 

 

Pour terminer, les salaires des cadres sont plutôt à la hausse, d'après l'examen des médianes, et particulièrement dans les premières catégories. À l'inverse, les catégories cadres 4e échelon et direction générale encaissent des baisses qui touchent les plus bas salaires de ces catégories. Cela dit, le salaire le plus élevé, 300 000 €, est en hausse par rapport à 2015, à 235 000 €.

 

Pour les travailleurs à domicile, considérés à part dans le rapport de branche, on constate une érosion des salaires annuels fixes effectivement perçus, pour les employés et les techniciens, à l'inverse des cadres, dont les salaires augmentent, de manière générale. Les variables rattrapent parfois cette érosion pour certains échelons des catégories employés et techniciens.

 

Le rapport signale que le nombre de femmes se situant dans les 10 plus hautes rémunérations est en moyenne de 6, contre 6,1 en 2015. « Cette répartition concerne 45 sociétés, à l’intérieur desquelles les femmes représentent 71,9 % de l’effectif de ces sociétés d’au moins 10 salariés », précise le rapport de branche. La moitié des sociétés (52,9 %) prises en compte par le rapport verse un 13e mois, un chiffre stable par rapport à l'an passé.


L'édition française a plus embauché en 2016, mais surtout en CDD

 

Le nombre de salariés au salaire inférieur au minimum conventionnel est le plus élevé, en 2015, au sein des catégories C2, les « cadres confirmés placés sous l'autorité d'un cadre de catégorie supérieure ».