Dévaluation du dollar : le moment est idéal pour acheter des livres

Clément Solym - 27.10.2008

Edition - Economie - valeur - dollar - canada


Quand bien même le dollar connaît une dévaluation qui lui fait atteindre sa valeur la plus basse depuis trois ans, le moment est idéalement choisi pour acheter des livres... étatsuniens au Canada.

Ce constat opéré actuellement dans les librairies du pays provient d'une amusante coïncidence, alors que l'an dernier, les éditeurs canadiens avaient été vivement critiqués pour n'avoir pas ajusté assez vite le prix de leurs livres alors que le dollar était impacté par une baisse de sa valeur.

De fait, les prix apposés sur les couvertures ont été fixés alors qu'une relative parité était établie entre les dollars canadiens et américains. Aujourd'hui tombé à 1 $ vendu contre 80 cents canadiens, les libraires constatent cependant que le coût des livres, s'il était réévalué, serait nettement plus cher que ce qu'il en est réellement dans les étals.

Une situation qui n'amuse cependant pas les maisons d'édition qui pratiquent essentiellement l'importation : les nouveaux tarifs n'apparaîtront pas avant l'an prochain, et les pertes occasionnées par ce délai n'arrangent que les clients des librairies. Pour autant, tous les éditeurs ne prévoient de revoir à la hausse leurs prix : le marché pourrait bien profiter de ce phénomène, et le livre américain représente une véritable manne pour certaines maisons.

Reste à savoir si les consommateurs canadiens seront enclins à se jeter sur les livres. Une idée que Juergen Boos, directeur de la Foire de Francfort, avait émise en constatant que malgré la crise les livres « ne sont pas un luxe, mais indispensable à la vie » et que les lecteurs continuaient de se faire plaisir en achetant encore de quoi étoffer leur bibliothèque.