Devoirs à la maison et notes, autant de moments conflictuels

Clément Solym - 21.09.2011

Edition - Société - afev - resultats - volonte


L'Association Fondation Étudiante pour la ville (Afev) organise depuis 2008 des journées événements où elle met en avant les résultats des enquêtes faites pendant l'année. Cette année est consacrée à la pression scolaire.

La pression scolaire est particulièrement forte pour les milieux populaires car bien souvent « l'école est l'unique recours pour leurs enfants », entendu surtout pour monter dans la hiérarchie sociale, car les milieux populaires n'ont pas nécessairement moins d'amis que les autres.


De nombreux déficits

L'Afev souligne les déficits en capitaux financiers, sociaux et culturels des milieux populaires quand il s'agit de s'essayer à l'ascension sociale, chiffres à l'appui, afin de sensibiliser le public à tous les désavantages des milieux populaires dans la course à l'échalote du système scolaire.

 

La bonne volonté des familles suivies par l'Afev par rapport à l'école, conjuguée à leur manque de moyens et à leur volonté de favoriser au mieux leur enfant, crée des situations ambiguës. Ainsi 81 % des sondés par l'Afev se disent satisfaits par l'école, mais plus de la moitié préféreraient mettre leur enfant dans une école privée.
 


De même 66 % disent ne pas aller aux réunions professeurs, tandis que 51 % (qui ne sont pas nécessairement les mêmes) trouvent ne pas être suffisamment en relation avec le corps enseignant.

 

59 % trouvent que les devoirs à la maison de leurs enfants sont des moments conflictuels. Il arrive dans beaucoup de familles que les parents aussi soient pris en défaut par les devoirs des enfants. Ce qui permet ensuite à leurs enfants de leur reprocher de n'avoir pas su les aider pour avoir de bonnes notes.


Une bonne volonté manifeste

Les priorités des familles de l'Afev reflètent bien leur position de demandeurs : 40 % préféreraient que les plus faibles soient mieux aidés et autant qu'il y ait moins de tension entre élèves. 37 % aimeraient savoir mieux aider leurs enfants. M. Paris, président de l'Afev, estime que « c'est une belle base d'interpellation des politiques. »

 

L'enquête a été réalisé sur environ 700 familles suivies chacune par un étudiant de l'Afev. 57 % des enfants suivis déclarent s'ennuyer à l'école. Ce sont les familles qui se portent volontaires pour l'assistance scolaire individualisée des étudiants de l'Afev.

(Via l'Afev)