Diffamation : JK Rowling va obtenir compensation de la part du Daily Mail

Julien Helmlinger - 17.04.2014

Edition - Justice - JK Rowling - Diffamation - Daily Mail


Dans le cadre de l'affaire qui oppose l'auteure de Harry Potter au Daily Mail, suite à une plainte pour diffamation, le quotidien britannique a reconnu sa responsabilité au cours d'une procédure d'offre de compensation. Dans un article sur l'écrivaine publié le 27 septembre 2013, le journal racontait « la triste histoire de son passé de mère célibataire ». Or il semblerait qu'il y ait eu une erreur dans l'interprétation par le journaliste signataire d'un autre papier publié par Rowling, dix jours plus tôt sur le site internet de l'association Gingerbread.

 

 

 CC by 2.0 par Daniel Ogren

 

 

Tandis que le papier publié par le Daily Mail laissait entendre que JK Rowling se plaignait de son passé de mère célibataire, et de la manière dont les paroissiens l'auraient stigmatisée et cruellement moquée, avec fanatisme, l'écrivaine nie la véracité de l'anecdote. Seule une vieille dame l'aurait en réalité traitée de la sorte, devant l'église, en lui signalant que sa situation n'était pas correcte.

 

Les avocats de l'écrivaine estiment que cette présentation erronée des habitants d'Édimbourg ne peuvent que nuire à la réputation de celle à qui on la prête, tout en lui causant tristesse et embarras.

 

Selon la plainte soumise à la justice : dans la tribune qui lui était accordée par l'association Gingerbread, JK Rowling expliquait qu'elle était « plus fière de ses années de mère célibataire que de tout autre moment de sa vie ». Elle précisait en outre que « les parents célibataires ne sont pas populaires dans certains secteurs ni dans les médias, au milieu des années 90 ».

 

En conséquence de quoi les avocats de l'écrivaine ont jugé l'article du Daily Mail comme un manquement à la déontologie journalistique. Son contenu est qualifié par eux de « fausses déclarations, sciemment faites ». Le dépôt de la cour précise toutefois qu'un reporter avait pris contact avec Rowling, mais que celle-ci a estimé qu'on ne lui avait pas laissé assez de temps pour réagir aux allégations

 

Désormais il n'y a plus qu'à attendre que la justice ne décide le montant des dommages qui devront être reversés à Rowling par le quotidien britannique. (via ParentHerald)