Diffamation : La productrice Barbara Walters obtient gain de cause

Clément Solym - 29.03.2012

Edition - Justice - Barbara Walters - Audition - plainte


Outre-Atlantique, Barbara Walters cumule les casquettes : journaliste de formation, animatrice de télévision, et depuis quelque temps, productrice d'émission, elle incarne la success-story américaine. Elle s'était notamment fait connaître après des reportages sur Walt Disney, mais plus encore pour un entretien avec Monica Lewinsky, célèbre secrétaire de la Maison Blanche.

 

Ce que l'on sait moins, c'est que Barbara avait adopté une fille, dont l'ex petite amie l'a entre temps poursuivie en justice pour diffamation, suite à la publication en 2008 du livre autobiographique, Audition

 

 

 

Dans les mémoires de Barbara Walters, rappelle l'agence Reuters, l'écrivain raconte comment sa fille adoptive, Jacqueline Gruber, s'était liée d'amitié dans les années 80 avec Nancy Shay, à force de fréquenter la même école. Une amitié qui déboucha sur une relation amoureuse : « Jackie a refusé de revenir à la maison les week-ends. Elle avait une amie nommée Nancy, que l'établissement scolaire avait renvoyée à la moitié de l'année pour mauvais comportement. »

 

Stop ! C'est ici que le feu est mis aux poudres. Nancy Shay, l'ex de Jacqueline Gruber porte plainte et cause un drame social. Selon elle, non seulement les propos de Barbara étaient inexacts, parce qu'elle n'avait pas été renvoyée pour mauvaise conduite, mais elle n'a jamais été en dépression comme l'affirme Barbara.

 

Dans la plainte, Shay avançait également que le livre de Barbara a porté atteinte au peu d'estime qui lui restait en la révélant lesbienne aux yeux de tous. 

 

Un an plus tard, le juge de la cour de district du Massachusetts estime que la plainte n'est pas recevable, et que le motif de diffamation avancé par Nancy Shay ne tient pas la route. Et le tribunal d'ajouter que les déclarations relevées par la plaignante comme étant diffamatoires ne peuvent pas avoir causé un préjudice sérieux. 

 

Fin du scandale, donc, et retour à une société américaine bien propre.