Directeur d'école ? Dur, dur en ces temps d'astreinte

Clément Solym - 31.08.2011

Edition - Société - écoles - opposition - postes


Les emplois vie scolaire (EVS) ne seront pas renouvelés, même pour les contrats qui n’ont pas atteint leur durée maximum. C’est la décision prise par le gouvernement pour limiter les emplois précaires (notre actualitté).

Pourtant, ces contrats permettaient aux écoles d’assumer la charge administrative de la rentrée scolaire, sans eux, les directeurs d’écoles primaires risquent d’être débordés.

Privilégiant leurs fonctions pédagogiques et éducatives, les directeurs d’écoles ont décidé de riposter à cette décision, en délaissant leurs charges administratives.


Selon l'AFP, le SE-Unsa (syndicat du primaire et du secondaire), appelle à un « blocage administratif pour tout ce qui est documents demandés par l’administration, comme les listes d’élèves, car la priorité des priorités, c’est le travail pédagogique et le travail relationnel avec les parents. »

Base-élève de retour

Pourtant, une telle mobilisation peut coûter cher. Ainsi, une autre dépêche de l’AFP, nous informe qu’un directeur d’école primaire aurait été muté juste après avoir refusé de renseigner le fichier base-élèves, l’un des documents administratifs boycotté en priorité, en raison de la controverse autour de son caractère intrusif et sa possible utilisation par les services de police.

Bien entendu, selon l’inspection académique, il n’y a aucun rapport entre le comportement du dit directeur et sa mutation dans une école de Meusnes en Loir-et-Cher où il n’occupera plus aucune fonction de direction, étrangement.

D’ores et déjà, les syndicats ont fait un appel à manifester et une cinquantaine de personnes se sont réunies hier devant l’inspection académique de Blois, pour protester contre cette mutation, qu’ils considèrent comme une « sanction déguisée ».

Le muté quant à lui, entend saisir le tribunal administratif et finalement consacrer un certain temps dans les paperasses... juridiques cette fois-ci. « Pour moi, c’est clair et net, il y a de l’illégalité dans la manière de faire de l’inspection académique », a-t-il déclaré.