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DirectGroup France : surtout, éviter d'effrayer l'acheteur

Clément Solym - 11.02.2011

Edition - Economie - directgroup - france - vente


À l'occasion d'une réunion entre le Comité d'entreprise et les dirigeants, qui se déroulait aujourd'hui, les employés de DirectGroup France seront ravis d'apprendre... rien. En effet, aucune information particulière n'a fusé depuis que nous avions dévoilé le nom du repreneur futur. Rien ? En fait...

Si Najafi Compagnies, le fonds d'investissement américain, reste donc le partenaire de discussion exclusif de DGF, la vente pourrait ne pas être finalisée entièrement, nous explique-t-on. En effet, l'image est cynique, mais parlante : à l'approche d'un mariage, on souhaite que la mariée soit la plus belle possible.

Or, actuellement, un problème de déclassement des cadres pourrait provoquer la gronde des employés - et donc faire fuir l'investisseur. « La nouvelle classification a été reportée, alors qu'elle est négociée depuis près de six mois. » Redoutant que Najafi ne prenne la poudre d'escampette, Jorg Hagen, PDG du groupe, préfère donc caresser dans le sens du poil, et repousser cette nouvelle classification.


Un autre élément nous est parvenu, il concerne l'apport que le fonds étatsunien pourrait mettre en place. « Ce que nous avons cru comprendre de la vente qui a eu lieu aux États-Unis montre qu'ils ont licencié très, très vite », nous précise-t-on. En 2008, Najafi avait en effet racheté DirectGroup America à Bertelsmann.

« Le management ne semble pas les intéresser. Seuls les revenus les concernent. » Et de fait, Najafi n'apporterait aucun investissement dans DGF, mais attendrait plutôt que le groupe s'auto-finance, sans aucun apport de liquidités pour des développements, là où l'on pourrait attendre d'un racheteur qu'il mette la main à la poche.

Il faudra donc prendre là où ça gagne de l'argent, pour combler les trous où ils sont et Jorg Hagen a reconnu que des librairies de Chapitre fermeraient.

À ce titre, plusieurs sources pointent l'élément Loglibris, cette plateforme logistique créée avec Volumen, qui en détient 51 %. Plusieurs problèmes sont soulignés, dans le fonctionnement de cette structure, mais rien de clair n'a encore été mis en avant ni manifestement décidé. La chose est donc à surveiller.

Enfin, le CE a décidé de nommer un expert, qui devrait rendre son avis sur le futur investisseur. Son travail sera d'évaluer la société qui s'apprête à reprendre les rênes - et pas vraiment ceux du Père Noël...



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