Disney remet en question les négociations entre Hasbro et DreamWorks

Julien Helmlinger - 17.11.2014

Edition - International - Hasbro - DreamWorks - Licences


La fusion de sociétés aux activités complémentaires n'aurait pas lieu. Le fabricant de jouets, mais aussi fructificateur de licences Hasbro envisagerait depuis des années de faire l'acquisition d'un autre géant américain : DreamWorks Animation. Dernièrement, les deux entreprises ont chacune élargi leurs activités de base, sans toutefois faire le poids face à Walt Disney. Mais en associant leurs armes respectives, elles auraient eu des chances de constituer un nouvel empire sur le créneau de l'animation comme sur celui des produits dérivés.

 

 

 

Comme le rapportaient la semaine dernière le Wall Street Journal et ses sources proches de l'affaire, les deux sociétés seraient récemment entrées en phase de négociation. Était discuté un éventuel rachat du studio derrière les succès Shrek et Kung Fu Panda, par le détenteur des licences G.I Joe ou encore Mon petit poney. Mais la rumeur n'a pas rendu tous les investisseurs confiants, l'action en bourse de Hasbro ayant brusquement chuté suite à l'ébruitement des discussions.

 

Parmi les raisons qui ont pu conduire à cette frilosité a depuis été pointé le fait que Hasbro entendait régler une partie du coût de l'acquisition avec ses propres actions, mais aussi une réaction négative du côté de chez Mickey. Walt Disney apparaît comme un partenaire de choix sur le marché : la société générerait près d'un tiers du chiffre d'affaires de Hasbro, en raison de partenariats sur les licences de produits dérivés des blockbusters Star Wars ou encore Marvel... 

 

Mais, outre Steven Spielberg et David Geffen, DreamWorks a été cofondé par un certain Jeffrey Katzenberg, après que celui-ci ait claqué la porte de chez Disney. En 1994, car le conseil d'administration lui avait refusé le poste de président et directeur exécutif du groupe qu'il convoitait. Une association de Hasbro avec le rival numéro 1 de Disney aurait donc été un pari très risqué, et la société a finalement mis fin à ses pourparlers engagés avec DreamWorks.

 

Si l'éditeur du jeu Monopoly s'est pris un revers en bourse après diffusion de la rumeur, en revanche les actions de DreamWorks ont été dopées. C'était déjà le cas il y a quelques semaines, lorsqu'avaient été annoncées des négociations de rachat des studios par SoftBank.




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