Diversification des librairies : un commerce en reconstruction

Auteur invité - 02.11.2019

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Force est de constater que le chiffre d’affaires des librairies stagne. Heureusement, de géniales initiatives voient le jour pour tenter de se démarquer. De quoi raviver l’engouement pour les livres et la culture. 


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Une situation économique toujours précaire 


Selon l’étude de Xerfi réalisée en 2016 pour le Syndicat de la Librairie Française (SLF) : « La situation financière des librairies reste particulièrement contrainte, pour ne pas dire précaire ». Une baisse des achats de livres, mais aussi, et surtout, le poids des concurrents rendent la situation économique des petites et moyennes librairies instable.
 
Les magasins physiques tels que Fnac, Cultura et les Espaces Culturels Leclerc, aussi appelés « grandes surfaces spécialisées » génèrent un important chiffre d’affaires avec leur vaste réseau de magasins. Sur Internet, Amazon, pour n’en citer qu’un, séduit également de nombreux Français grâce à un système avantageux de livraison (être livré en un jour grâce à Amazon Prime), mais cela affaiblit peu à peu les petits commerces. 

Cette instabilité transparait également sur le salaire des libraires avec un minimum de 1490 € brut pour un libraire en début de carrière. En théorie ce salaire évolue jusqu’à 3674 € brut par mois pour un libraire de niveau 12 (le plus haut niveau de classification), il est en réalité bien plus bas. Un chiffre faisant pâle figure face à la charge conséquente de travail au quotidien dans les petites et moyennes librairies. Nombre de ces commerces doivent rester ouverts six jours par semaine pour s’assurer un chiffre d’affaires convenable. Ce métier de passion demande du temps et des sacrifices personnels. 
 

Des libraires en recherche d’attractivité 


Néanmoins, cet engagement porte ses fruits puisque les Français ont montré leur attachement aux librairies de quartier. Le lien de confiance entre le libraire et le lecteur né de la qualité du conseil permet de fidéliser ce dernier. Cependant, on remarque aussi un attrait croissant des Français pour les commerces de proximité. 

Certaines librairies se portent d’ailleurs bien financièrement comme c’est le cas pour Mollat (Bordeaux), première librairie indépendante française et troisième librairie en termes de chiffre d’affaires selon le classement annuel de Livres Hebdo

En 2016 on comptait en France pas moins de « 25.000 points de vente du livre. [...] 2500 à 3 000 librairies exercent la vente de livres de manière significative ou principale », d’après le SFL.

Ces chiffres tendent à évoluer grâce à de nouvelles idées et des concepts innovants pour animer les librairies. L’émergence des librairies spécialisées (en jeunesse, en bande dessinée, en langue étrangère...) révèle le désir de se démarquer, d’attirer des lecteurs afin de les fidéliser et de prodiguer des conseils littéraires spécifiques à un domaine. 

Les librairies généralistes ne sont pas en reste. Le besoin et l’envie d’attirer une plus grande population de lecteur les poussent à se diversifier. 
 

Les librairies à concept 


Les libraires ont le sens du commerce et ont bien compris qu’exister sur le marché de la vente du livre n’est pas une chose aisée. Chacun rivalise d’originalité pour développer ses services et il faut reconnaître que ça fonctionne, on a envie d’y jeter un œil. 

De la librairie La Galerne située au Havre en passant par la Péniche-café-librairie L’Eau et Les Rêves dans le 19e arrondissement de Paris on ne sait plus où donner de la tête. Toutes aussi accueillantes les unes que les autres, ces librairies ont décidé d’élargir leur horizon et d’user de créativité pour sortir du commun. 

À la Librairie Book In Bar à Aix-en-Provence (librairie internationale), il est possible d’acheter des livres en anglais, en espagnol, et en allemand tout en dégustant des scones, des cheese-cakes, des cookies avec une tasse de thé. 

Ils intègrent à leur commerce un salon de thé, un café, ou encore une pâtisserie. Comme à la Librairie-Tartinerie de Sarrant (Gers) où vous pouvez manger sucré et salé entouré de livres. Ces libraires ingénieux ont réinventé le concept de la vente de livre. Et ils sont prêts à vous rendre « gaga » de leur librairie. 
 
par Agathe Moulin et Camille Ledru 


Dossier : L'attractivité des librairies, malgré Amazon ou Netflix


Commentaires
La libéralisation du prix du livre ne serait elle pas une solution ? Les livres sont beaucoup trop chers. On va sur Amazon ou autres pour les livres d occasion
Il faut libéraliser le prix du livre mais pour permettre aux libraires de le vendre à un tarif juste pour eux (donc plus cher) et dixit ce site le nombre de clients est stable donc on suppose qu'ils accepteront de payer plus pour aider. Et ça fera baisser les prix pour ceux qui préfèrent Internet = bon pour tout le monde
Book In Bar est la preuve que le marché libéraliser peut marcher (ils sont en concurrence direct avec Amazon eux)
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