Droit de réponse : Affaire Dantec, l'avocat répond à ActuaLitté

Clément Solym - 05.09.2012

Edition - Justice - Maurice G. Dantec - Editions Ring - procès


Suite à notre article relatant les affres tant juridiques qu'éditoriaux, opposant les éditions Ring à Maurice G. Dantec, l'avocat du romancier a souhaité bénéficier d'un droit de réponse, estimant notre travail incomplet. Nous le reproduisons dans son intégralité, et signalons également que l'avocat nous a communiqué une plainte pour abus de faiblesse en cours d'analyse au parquet de Paris.

 

 

 

Dans un article intitulé « Editions Ring contre Dantec : “prisonniers d'un auteur perdu” » rédigé par Nicolas Gary et mis en ligne le 3 septembre 2012, le site Actualitté expose de manière tout à fait partiale le litige qui oppose actuellement Maurice Dantec aux éditions Ring et à David Kersan.

 

Dans une prose partisane, Actualitté prend fait et cause pour David Kersan et les éditions Ring et n'hésite pas à présenter ces derniers comme « les prisonniers » de Maurice Dantec, qualifié élégamment d'auteur perdu.

 

Faisant fi de tout souci d'objectivité, ActuaLitté, qui cite de manière tronquée l'ordonnance de référé du 21 août 2012, affirme sans doute à dessein et de manière tout à fait erronée que le Tribunal de grande instance de Paris considère le contrat de commande conclu entre Maurice Dantec et Ring comme « absolument légal ». En réalité, l'ordonnance du 21 août 2012 ne fait que rejeter la demande de Maurice Dantec tendant à la suspension de la parution de Satellite Sisters. En aucun cas, elle ne se prononce sur la question de la validité de ce contrat, laquelle sera tranchée à l'issue d'une action au fond qui a d'ores et déjà été initiée.

 

Sans la moindre considération pour Maurice Dantec, ActuaLitté omet de rappeler que les éditions Ring lui ont fait signer un contrat de commande d'ouvrages portant sur pas moins de huit ouvrages à livrer en l'espace de six années, alors qu'à cette époque, il luttait contre une série de gravissimes problèmes médicaux et venait de subir en quelques semaines cinq anesthésies générales, l'ayant conduit à une perte quasi totale de sa masse musculaire. A cette période, il était également soumis à un traitement médicamenteux particulièrement lourd, comprenant des médicaments psychotropes et morphiniques, qui l'ont considérablement affaibli à la fois physiquement et psychiquement.

 

En dépit de la détresse de l'auteur, David Kersan a choisi de lui proposer en août 2011 la signature d'un contrat de commande d'ouvrage alors même qu'un tel projet n'avait jamais été évoqué jusqu'alors et que la maison d'édition Ring n'existait même pas

 

Ce n'est qu'à partir du printemps 2012 que l'état de santé de Maurice Dantec s'est stabilisé, ce qui lui a permis de stopper sa consommation de médicaments morphiniques et de réduire drastiquement sa consommation de médicaments psychotropes.

 

Fort logiquement, il a alors cherché à reprendre le contrôle de sa carrière et des droits sur Satellite Sisters, que d'aucuns considèrent comme sa meilleure œuvre, et non pas, comme le prétend fallacieusement ActuaLitté, pour engager « l'ultime phase de destruction de son dernier ouvrage ».

 

 

N'en déplaise à Me Pelpel, ActuaLitté persiste et signe, quant à l'objectivité de l'article mis en cause, qui non seulement a donné la version des deux parties. Mais surtout, loin d'avoir tronqué l'ordonnance, ActuaLitté a permis à chacun de la consulter, dans son intégralité, afin que les lecteurs puissent se faire leur propre opinion. Et ce, dès la publication de l'article. 

 

Elle peut être retrouvée à cette adresse