Droits des lecteurs, droits imprescriptibles, mis en application

Clément Solym - 30.08.2011

Edition - Société - droits - lecteur - imprescriptibles


Probablement que beaucoup d’entre vous connaissent ces droits imprescriptibles du lecteur, énoncés par Daniel Pennac dans Comme un roman. [NdR : Eh comment !]

Ces droits imprescriptibles, ce sont :

1. le droit de ne pas lire
2. le droit de sauter des pages
3. le droit de ne pas finir un livre
4. le droit de relire
5. le droit de lire n’importe quoi
6. le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)
7. le droit de lire n’importe où
8. le droit de grappiller
9. le droit de lire à haute voix
10. le droit de nous taire

Ces droits-là m’ont guidé dans mes lectures et m’ont surtout permis de répondre poliment à ma maman quand elle s’exaspérait devant certaines de mes lectures !


Personnellement, les droits qui me sont le plus chers sont :
  • celui de sauter des pages – les descriptions de plus d’un paragraphe ça me barbe -,
  • celui de relire – certains romans me procurent un réel bonheur, un certain confort et je ne peux m’empêcher de les lire encore et encore (j’en entends certains se moquer…)
  • celui de lire n’importe quoi – mon préféré !
  • et enfin celui de lire n’importe où comme vous avez pu le constater dans un précédent article !
Si je partage ceci avec vous aujourd’hui c’est d’une part parce que j’en parlais dernièrement avec La dame au Chapal mais également parce que cela fait écho à un article paru ce matin sur le site Actualitté, "Pour que votre enfant aime lire", campagne... pour les parents.

On entend de plus en plus souvent que les enfants, aujourd’hui, n’aiment plus lire, qu’ils préfèrent les jeux vidéo, les réseaux sociaux et la télé réalité. C’est sans doute vrai. Mais je pense que c’est le cas car personne ne les guide. Je n’ai pas lu ce guide proposé par J'aime Lire, mais j’aimerais apporter quelques conseils aux enfants et ados qui passeraient par là et à leurs parents !

Laissez lui appliquer ses droits !

Aller dans les bibliothèques ! c’est l’endroit le mieux pour découvrir des livres qui nous plaisent. Mais attention on n’y va pas 5 minutes le temps de prendre trois livres au hasard dans les rayons ! On y reste le temps qu’il faut, on demande des conseils aux bibliothécaires – elles sont là pour ça et ne demandent que ça de vous conseiller ! Contrairement à la librairie où l’on peut se faire rapidement disputer si on reste trop longtemps devant l’étal à lire un livre au lieu de l’acheter, là-bas ce n’est pas le cas ! On peut lire plusieurs chapitres d’un livre sur place pour être sûr qu’il va nous plaire, et si ce n’est pas le cas, on passe à un autre.

Parents, guider vos enfants dans leur choix, mais ne leur imposer pas les livres qu’ils ne veulent pas lire ! Certains détails d’un livre peuvent rebuter – surtout les enfants pour qui lq forme compte autant que le fond si ce n’est plus ! Si vous voulez que votre enfant lise absolument un livre dont vous savez qu’il est bien, mais que la taille de l’écriture ou l’épaisseur du papier le rebute, lisez-lui les premiers chapitres. Si l’histoire lui plaît, il passera plus facilement outre ce qui le dérangeait.
Comme je l’ai déjà dit, je fais souvent mes choix en fonctions de la maison d’édition et durant mon adolescence ce fut souvent le cas ! Alors voilà ma liste des maisons d’éditions jeunesse qui ne m’ont jamais déçue :

L’École des loisirs : que ce soit leurs albums pour les petits, la collection Neuf pour les primaires ou la collection Medium pour les collégiens et début lycée.

La collection Cascade des éditions Rageot. Je ne suis pas sûre que cette collection existe toujours, mais vous les trouverez en bibliothèque ou par ici pour 3.5 € par livre.