Du chirurgien adulé à l'écrivain alcoolique : boire ou écrire, pourquoi choisir ?

Victor De Sepausy - 10.07.2020

Edition - Les maisons - Loris Bardi roman - chirurgien écrivain alcool


AVANT-PARUTION – L’histoire se déroule à New York et raconte la « crise de la cinquantaine » de Thomas Haberline, un chirurgien orthopédiste qui, frustré de ne pas être artiste veut devenir écrivain et qui, persuadé de ne pouvoir y arriver que par un « dérèglement de tous les sens » devient alcoolique.


 

« Les champs opératoires sont les champs les plus beaux, surtout quand on restaure l’ossature malmenée des stars ou les squelettes déviés des galeristes chics, et ce, au sein d’une fort sélecte clinique new-yorkaise, et j’en connais certains qui sont de purs régals, vous permettant d’exercer votre goût des arts et votre aptitude à la sculpture. »

C’est ce qu’a longtemps pensé le chirurgien Thomas Haberline, héros de La Position de schuss et scalpel roi de la clinique Sharperson. Il est le chirurgien qu’on se dispute dans tout New York. On le croise aux vernissages des plus belles galeries d’art contemporain, ou à la table de son restaurant japonais favori, à côté de Jonathan Franzen.

Arrive néanmoins le jour où « le rêve fraîchit », notre homme étant touché par un mal redoutable : le vif désir de se faire écrivain. L’homme de plume ayant, à ce que dit l’Histoire, le gosier fort pentu, notre Thomas met un point d’honneur à boire, boire encore, boire sans fin. 

Fréquentant les artistes, il se rêve écrivain, mais des grands modèles américains, Hemingway ou Faulkner, il retient surtout les tendances éthyliques et met volontiers la main sur une bouteille avant de prendre la plume. De plus en plus, jusqu’au dérapage.

C’est là qu’est l’os, la dérive tremblotante de ses performances chirurgicales entraînant querelle avec son équipe, mise à pied et renvoi. Les champs opératoires sont devenus ceux du déshonneur. 

Quelques âmes bienveillantes, notamment des femmes, se pencheront sur ce destin déboîté et rendront à cette âme foulée le bon usage de ses capacités. Et l’on n’est pas près d’oublier l’ondoyante et longiligne professeur de biologie Lambertson, Valentina la galeriste sinophile qui initie notre orthopédiste à la dimension plastique et conceptuelle du biscuit pour chien. 

Au détour d’une dédicace, Loris Bardi écrirait certainement ceci : « Ne croyez pas qu’y aller tout schuss vous mènera sur des pentes abruptes. Tout peut très bien se passer ». Car dans ce roman, la déchéance trouve un aboutissement inattendu. Le mieux est encore d'en découvrir un extrait : 
 


[à paraître 26/08] Loris Bardi – La position de schuss – Le Dilettante – 9791030800210 – 17,50 €


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