Du spam dans les ebooks d'Amazon ? Attention aux licences

Clément Solym - 20.06.2011

Edition - Justice - spam - ebook - amazon


Depuis plusieurs semaines, les constats se multiplient, qui pointent la présence de livres numériques "spam". En l'occurrence, la plateforme d'autoédition serait criblée d'ouvrages qui ne seraient que des copier-coller d'autres, mais revendus sous un titre et un nom d'auteur différent. (notre actualitté)

« Si les gens peuvent mettre en ligne 12 versions d'un seul livre, sous des titres, des auteurs et à des tarifs différents, s'ils en vendent un ou deux, ils peuvent faire beaucoup d'argent », estimait Susan Daffron, présidente de Logical Expressions. Et il revient évidemment au marchand de faire le tri dans ces ouvrages assimilés à des Fermes à contenu. (notre actualitté)

Pour autant, si Amazon participe grandement à démocratiser le livre numérique, ce principe n'est pas réellement neuf, nous rappelait un lecteur.
Après tout, un YouTube fait face à cette reproduction illégale depuis probablement toujours : imaginez ces vidéos qu'il suffit de télécharger pour les uploader sur son profil, et finalement violer impunément le droit d'auteur.

Il était logique que les ebooks - et leurs ayants droit - se retrouvent confrontés aux mêmes problématiques.
Certes. Pour autant, les textes repris dans ces ouvrages, s'ils ne sont pas des contrefaçons pures et dures d'ebooks existants, regroupent également des textes issus de Private Label Rights. (voir Wikipedia)

Du contenu utilisé, justement, sur des sites qui travaillent leur contenu en fonction du référencement Google, et pour sortir rapidement selon les requêtes des internautes. Sans réelle ligne éditoriale, donc.

Cependant, il est à noter que ce Private Label Rights, est une forme de licence où le créateur originel renonce à ses droits d'auteur 'exclusifs, pour permettre à des tiers de l'utiliser sous leur propre nom. Ce qui n'est en aucune manière du piratage, contrairement à ce que l'on peut entendre.

Finalement, on serait entre le principe d'agence de presse, vendant définitivement son contenu, et le nègre littéraire, qui écrirait à votre place. Et le recours au nègre reste suffisamment large et répandu pour ne pas s'en émouvoir.

Alors, parler de spam serait peut-être abusif, mais reste que le consommateur peut largement se sentir floué dans cette affaire.