Durant l'année 2014, lire des livres écrits par des femmes

Clément Solym - 23.01.2014

Edition - International - lecture - livres écrits par des femmes - misogynie


C'est l'envolée lyrique, passionnée et tendre : toute l'industrie du livre anglo-saxonne a déclaré que 2014 sera l'année de la lecture pour les femmes. En France, ce sera celle des bibliothèques. Chacun ses perspectives. Le mouvement, lancé sur Twitter, avec le hashtag #readwomen2014, est porté par l'illustratrice et auteure Joanna Walsh, très motivée.

 

 

 

 

« Il a été intéressant de voir quelques-unes  des manières dont le mot-dièse a été utilisé : c'est une invitation personnelle, un cri de ralliement », constate-t-elle. Des auteures profitent déjà de cet engouement, et pour Walsh, c'est l'occasion de parler plus ouvertement de l'écriture des femmes, et de relier leur projet au monde. 

 

L'organisation américaine Vida, qui s'intéresse à la présence des femmes dans les arts littéraires, montrait dans ses chiffres de 2013 l'énorme déséquilibre entre hommes et femmes, et le traitement qui leur est consacré dans la presse. La situation ne serait pas meilleure au Royaume-Uni... et rien ne permet de croire que l'on trouverait plus de places accordées aux femmes dans les chroniques de France. 

 

« Le silence sur cette disparité littéraire n'a pas été un problème durant les années passées. L'inertie a gagné. Alors, puisque Critical Flame ne peut pas être un pouvoir puissant dans le monde du livre, nous avons décidé de lancer un projet qui aidera nos lecteurs, au moins, à reconnaître et apprécier le paysage littéraire différemment », ajoute Daniel E. Pritchard, rédacteur en chef de la revue littéraire Critical Flame. 

 

 

 

 

 

Pour cette année de la lecture des femmes, un marque-page a été confectionné. « Je suis ravie des réponses à mon #readwomen2014... Ce qui m'a marqué, c'est le nombre de personnes - hommes et femmes - qui ont décidé de s'emparer de l'idée, et souhaitent activement élargir leurs horizons de lecture », poursuit Walsh. 

 

via Guardian