e-G8 : Internet balayera qui tentera de le contrôler (Sarkozy)

Clément Solym - 24.05.2011

Edition - Société - sarkozy - internet - eg8


La journée inaugurale du e-G8 a commencé par un discours du Chef de l’État. Puis des tables rondes ont été organisées, confrontant le numérique aux questions économiques, sociales, ainsi qu'aux droits de la propriété intellectuelle.

Selon le Président de la République, « la régulation définitive serait totalement inadaptée, pour un marché aussi puissant que fragile. » Nicolas Sarkozy a toutefois rappelé les « droits des enfants, des créateurs et des citoyens », appelant à se méfier des monopoles et de « l'oubli des gouvernements, seuls représentants légitimes de la volonté générale. »

Liberté, démocratie et méfiance


Le Président a expliqué comment Internet l'avait incité à intervenir en Côte-d'Ivoire et en Libye. Selon lui, l'« Internet libre est devenu un critère clair de démocratie ou de dictature. »

Il s'est dit cependant préoccupé de la situation qui a suivi le printemps arabe : « Ne laissez pas la révolution que vous avez lancée véhiculer le mal, sans entrave, ni retenue. Ne la laissez pas devenir un instrument aux mains de ceux qui veulent porter atteinte à notre sécurité, et donc à notre intégrité », rapporte l'AFP.

Soupçons concernant la censure sur la Toile


Certaines associations ont communiqué leurs inquiétudes devant « la non-représentation de la société civile dans ce forum de l'e-G8 ». Les organisations non gouvernementales sont préoccupées « de voir les intérêts des grandes entreprises dominer les discussions pendant les sommets du e-G8 et du G8. »

Selon Jérémie Zimmermann, le G8 est « un gigantesque spectacle » pour « donner image d'un président moderne. » Selon le porte-parole de la Quadrature du Net, le Président défendrait en façade la liberté d'expression, pour masquer sa « volonté d'imposer la notion d'Internet civilisé », adjectif « emprunté au gouvernement chinois. » Ou à Antoine Gallimard, ça dépend du référentiel...

Il rappelle que, le 3 décembre 2010, Éric Besson s'était opposé à l'hébergement de Wikileaks en France, déclarant que l'« on ne peut héberger des sites internet qualifiés de criminels et rejetés par d’autres États en raison des atteintes qu’ils portent à leurs droits fondamentaux. » (via France Info)

Débats à suivre...