Ebooks en bibliothèque : Penguin renoue avec Overdrive

Cécile Mazin - 26.09.2013

Edition - Bibliothèques - Penguin - livre numérique - prêt d'ebooks en bibliothèque


L'éditeur Penguin vient de renouer avec le service de prêt d'ebooks en bibliothèques, Overdrive, après avoir claqué la porte quelque 18 mois auparavant, invoquant des questions de sécurité pour les fichiers. Le plus important prestataire américain a cependant modifié les conditions d'utilisation pour les détenteurs de Kindle. Eh oui.

 

 

 

 

L'éditeur avait en effet décidé de couper les accès à ses ebooks, et depuis hier, ce sont 17.000 ouvrages qui redeviennent accessibles dans les bibliothèques étatsuniennes qui travaillent en partenariat avec Overdrive. En février 2012, l'éditeur Penguin décidait de couper court aux relations, avançant que les utilisateurs de Kindle avaient la possibilité d'emprunter des fichiers via le site d'Amazon, avec une connexion sans fil. 

 

Le réchauffement des relations commerciales entre les deux sociétés passera donc par le fait que les ebooks pour Kindle seront accessibles exclusivement au travers d'une connectique USB. « En d'autres termes, les clients ne seront plus envoyés sur le site d'Amazon à partir d'Overdrive. Au lieu de cela, ils devront télécharger les ebooks et les transférer manuellement sur leur Kindle », explique le service.

 

Pour les nouveautés, les bibliothèques seront facturées 18,99 $, et pour les fonds de catalogue entre 5,99 $ et 9,99 $. Les conditions d'utilisation restent drastiques : un exemplaire par utilisateur, et l'obligation, chaque année, à date anniversaire, d'acheter une nouvelle version de l'ebook. 

 

Chose intéressante, la fusion entre Random House et Penguin, pour la création de la société Penguin Random House n'a pas incité le manchot à modifier ses conditions d'accès. Chez RH, les prix sont jusqu'à trois fois plus élevés que le prix de vente public au détail, mais l'ensemble de son catalogue est disponible. 

 

Pour ce qui est de ce nouvel accord, difficile de croire que les bibliothécaires accueillent les restrictions avec le sourire, mais l'idée que le catalogue de Penguin puisse être absent des établissements était assez incongrue...