Ebooks : les consommateurs veulent payer moins, mais achètent plus

Clément Solym - 18.08.2011

Edition - Economie - ebooks - consommer - remises


Une récente étude vient d'être réalisée depuis l'Angleterre, auprès de 250 acheteurs de livres numériques qui s'abreuvent au Royaume-Uni, en Allemagne et aux États-Unis.

C'est que les consommateurs deviennent exigeants : ils souhaitent que le catalogue augmente, tout en obtenant des réductions plus importantes sur le prix des ebooks.


Menée durant le mois d'avril par le cabinet Simon-Kucher l'étude conclut que selon les utilisateurs, le prix d'un livre numérique devrait être entre 65 et 70 % celui du livre papier, s'il ne dispose d'aucun enrichissement. Cependant, ils reconnaissent aussi qu'il n'existe pas de formule magique pour trouver le plus juste des prix.

Si ce n'est peut-être celui qui fait augmenter les ventes...

Les sondés montrent par ailleurs que les acheteurs de livres numériques dépensent plus dans leurs achats d'ouvrages que ceux qui achètent des livres papier. En effet, 48 % des acheteurs étatsuniens utilisent ebooks, audiobook et print, contre 45 % au Royaume-Uni, mais 15 % seulement en Allemagne.

Ainsi, sur 21,09 $ dépensés mensuellement, les Américains consacrent 6,33 $ aux contenus numériques, contre 20,99 £ pour les Anglais, dont seuls 2,42 £ sont dédiées aux achats d'ebooks. Pour l'Allemagne, ce sont 0,52 € sur 22,08 € dépensés qui vont à l'achat d'ebooks.

Enfin, l'étude constate que sur les trois territoires, même parmi les non-utilisateurs de livres numériques, entre 61 et 74 % des sondés envisagent d'en consommer à l'avenir, voire, s'en servir « significativement plus souvent ».

Pour l'avenir, les consommateurs britanniques attendent une réduction de 36 % du prix de l'imprimé, pour l'ebook, alors que pour les Américains, elle ne serait que de 30 %. Une évaluation qui n'a rien à voir avec le prix définitif, mais représenterait plutôt un ratio acceptable entre print et numérique.