Ebooks : "Sécurité", le sésame des bibliothèques aux éditeurs

Clément Solym - 20.01.2012

Edition - International - Bibliothèque - DRM - éditeur


Outre-Atlantique, les bibliothèques cogitent pour être les plus pertinentes face à la demande croissante d'ebooks de leurs abonnés. La bibliothèque de Douglas dans le Colorado travaille sur un  modèle unique de prêt et visiblement ça plaît aux éditeurs.

 

Le souci entre éditeurs et bibliothèques concernant le livre numérique c'est la question des DRM et la crainte du piratage. La bibliothèque de Douglas cherche à démontrer qu'il n'y a pas de raisons de s'inquiéter. De l'achat du livre à sa mise en circulation en passant par la protection de l'œuvre : le prêt d'un livre numérique peut très bien suivre le même chemin qu'un livre papier.

 

Car la bibliothèque de Douglas met tout en œuvre pour rassurer les éditeurs et joue la carte de la sécurité, nous apprend le site thedigitalshift. Pour ça, elle met en avant son argument phare, une plateforme extrêmement sécurisée.

 

 

10.000 dollars ont été investis dans le service Adobe Content Server (pour la gestion des DRM) et 65.000 de mieux pour créer une plateforme sûre à partir d'ACS afin de contrôler elle-même les DRM. Les utilisateurs peuvent accéder au domaine privé de la bibliothèque, en cloud ou emprunter un livre numérique sur n'importe quel ereader qui lit les fichiers protégés par DRM.

 

La bibliothèque serait même en relation avec les éditeurs du Big Six (les six plus grosses maisons d'édition aux États-Unis) notamment HarperCollins et Simon and Schuster qui scrutent prudemment. Il n'est pas encore question de vendre directement à la bibliothèque, mais le lien semble établi. La bibliothèque espère qu'elles suivront le mouvement d'autres maisons, qui elles sont prêtes à se lancer.

 

Actuellement les maisons d'édition ne vendent pas d'ebooks aux bibliothèques à proprement parler puisqu'elles limitent le nombre de prêts et de copies, toujours dans l'optique d'éviter un piratage massif des oeuvres.

 

Un cadre juridique

 

Preuve que la bibliothèque de Douglas prend tout cela très au sérieux, la direction compte doter son tout nouveau modèle d'un cadre juridique. L'objectif est « d'éviter un grand nombre de contrats coûteux et chronophage avec chaque éditeur ».

 

Les documents stipulent que la bibliothèque peut faire le nombre de copies qu'elle souhaite pour améliorer le service de prêt. Cette copie disparaît lorsque le délai de prêt touche à sa fin. Elle est tenue de prêter une copie de chaque exemplaire à un utilisateur à la fois. La bibliothèque évoque aussi la question du rabais pour les achats d'ebooks et se dite prête à négocier.

 

Le hic, car il y a un hic c'est que la bibliothèque a investi énormément et la majorité des bibliothèques ne sont pas prêtes à avancer de telles sommes. Et cette initiative pourrait bien ressembler à une démarche isolée.





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