Échec scolaire : Les libéraux n'ont rien endigué au Québec

Clément Solym - 09.02.2009

Edition - Société - quebec - enseignement - décrochage


Les libéraux avaient promis à leur arrivée au pouvoir de faire baisser le taux de décrochage scolaire au Quebec. Pour l'heure c'est un cuisant échec. En 2000, on pouvait comptait environ 26 % des élèves du secondaire en situation de décrochage, aujourd'hui c'est quasiment 29 %. Pire le Quebec est la province du Canada la plus touchée par ce fléau après Manitoba.

Les garçons semblent les plus enclins à décrocher avec un élève sur trois soit plus de 35 % à sécher les cours. Dans certains quartiers de Montréal, le constat est tout simplement effrayant avec plus de 40 % de décrochage. Chaque année, on dénombre plus de 18 200 jeunes qui quittent l'école sans diplôme.

Une situation qui devrait aussi avoir des répercussions économiques selon le Conseil canadien. En effet, l'organisme estime dans un rapport révélé mercredi dernier que l'État pourrait pâtir du décrochage scolaire. Les jeunes ayant arrêté l'école avant d'avoir un diplôme seraient plus susceptibles que les diplômés de vivre sur les aides de l'État. D'autre part, cela devrait s'accompagner d'une baisse des rentrées d'argent dues aux impôts, d'un ralentissement de la croissance économique et d'une pénurie de candidats aux postes requérants des qualifications.

Les politiques comptent remédier à cette situation au plus vite. l'opposition au gouvernement en place envisage pour le mois de mars de demander à ce qu'une commission parlementaire se penche sur ce problème.

Enfin, Jacques Ménard, le président de la Banque de Montréal pour le Quebec dirige un groupe formé de différents experts et membres du ministère de l'Éducation, dont le but est de trouver des solutions concrètes à mettre en application au plus vite. Espérons que celles-ci soient au moins aussi efficaces que celles trouvées pour Saguenay-Lac-Saint-Jean.