Éco-Emballages devient l'interlocuteur de l'édition pour le recyclage du papier

Antoine Oury - 04.09.2017

Edition - Les maisons - Éco-Emballages recyclage papiers - papiers graphiques édition - édition recyclage


Par un arrêté publié le 23 août 2017, plusieurs ministères prennent acte de la fusion-absorption d'Écofolio par Éco-Emballages. La société devient ainsi éco-organisme ayant pour objet de percevoir la contribution à la collecte, à la valorisation et à l'élimination des déchets d'imprimés papiers et de redistribuer cette contribution aux collectivités territoriales.


papier recyclage
Campagne publicitaire d'Écofolio dans le métro parisien (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

 

À l'origine de cette transition, donc, une simple opération commerciale puisque Éco-Emballage absorbe Écofolio, jusqu'à présent l'interlocuteur des producteurs de papiers graphiques et imprimés, et donc des éditeurs, pour la mise en place de leur politique de recyclage. Rappelons en effet que les éditeurs de livres ne sont pas soumis au versement de l'écocontribution, mais que les éditeurs sont concernés par la responsabilité élargie du producteur.


Éco-Emballages a reçu cet agrément pour la période 2017-2022.
 

Quelques jours après l'annonce de cette fusion-absorption, on apprend que le SNE relance son enquête sur la consommation de papier au sein des entreprises :

 

Cette enquête est importante, car elle permet à la profession de disposer d’une évaluation fiable et exhaustive de sa consommation de papier pour la production de livres. Elle est un outil de référence à la fois pour les pouvoirs publics (notamment concernant les normes et taxes qui peuvent s’imposer à notre profession), et pour le grand public, dans un contexte d’attention accrue à l’impact environnemental des biens produits par les entreprises.

 

Les chiffres et informations des années 2013, 2014, 2015 et 2016 seront pris en compte dans cette enquête.

 

L'impact écologique de la production de livres et de l'industrie du papier a attiré l'attention dernièrement avec l'affaire opposant le producteur papetier Résolu et l'ONG écologique Greenpeace, qui accusait Résolu de chercher à étouffer ses critiques contre l'exploitation de la forêt boréale. Le groupe Hachette, client de Résolu, avait pris le parti de Greenpeace, en demandant à l'exploitant forestier de s'assurer de la qualité de ses papiers.

 

L'urgence “de faire émerger une filière du livre durable en France”


Par ailleurs, le BASIC, Bureau d'Analyse Sociétale pour une Information Citoyenne, affirme qu'il révèlera de nouvelles données sur les impacts sociaux et environnementaux de la production de livres.

« Pour chaque euro de bénéfice généré par l’édition d’un roman en France, il existe un coût caché environnemental et social de 75 centimes à la charge de la société, principalement à cause de la fabrication du papier », affirme notamment le BASIC dans son enquête, qui sera rendue publique le 12 septembre prochain.