Économie sociale et solidaire : Rue de l'échiquier s'ouvre à la BD et la jeunesse

Clément Solym - 16.05.2017

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Consacrées aux sciences humaines, ainsi qu’à l’économie sociale et solidaire, jusqu’au développement durable, les éditions Rue de l’échiquier poursuivent leur développement. Plusieurs nominations interviennent en cette fin d’année éditoriale, qui concourent à la croissance de l’entreprise. 



 

 

En l’espace de neuf années, les éditions Rue de l’échiquier — une rue parisienne chère à Balzac ou Flaubert — ont développé un catalogue exigeant. Pour aider dans cette progression, la société a ouvert une partie de son capital à la Société d’investissement France Active, « très ancrée dans le secteur de l’économie sociale et solidaire », précise la maison. 

 

« Cette participation minoritaire préserve l’indépendance éditoriale de la maison d’édition et lui donne les moyens d’investir dans son développement commercial et éditorial. »

 

Des livres, justement, il en est question, avec une diversification prévue de sa ligne éditoriale. Axée sur des thématiques contemporaines comme l’écologie, les nouvelles économies, le développement durable, « les grands enjeux de société », la maison avait consacré ses énergies (renouvelables ?) à la publication d’essais de référence et de vulgarisation. 

 

Désormais, c’est avec des approches différentes et des supports distincts que Rue de l’échiquier entend propager la bonne parole. Pour ce faire, deux recrutements interviennent, afin de structurer une offre de bande dessinée et d’album jeunesse. Une démarche censée « sensibiliser un public plus large à [nos] sujets de prédilection », confirme la maison.
 

Bande dessinée et jeunesse, pour démocratiser les enjeux

 

Nicolas Finet, auteur, éditeur et rédacteur, ayant notamment travaillé chez Casterman, prendra en charge le développement du secteur BD. Il a en effet signé ou cosigné une vingtaine de livres dédiés aux bulles, mais également à l’Asie orientale. Durant une quinzaine d’années, il fut membre de l’organisation du festival de la BD d’Angoulême.

 

Autre poste, celui de Laurence Carrion, qui prendra en charge la dimension jeunesse pour Rue de l’échiquier. Forte de plusieurs années d'expériences au sein de Seuil jeunesse, elle fut successivement coordinatrice, éditrice et responsable d’édition.

 

Enfin, Mathias Echenay prendra le poste de chargé du développement commercial, avec en perspective « la consolidation des relations avec les libraires ». Éditeur lui-même, cofondateur de La Volte, il fut directeur général du CDE, et apportera une double expertise de diffuseur et d’éditeur. 

 

Thomas Bout, cofondateur, Léa Thévenot, chargé de communication et Mario Combes, assistante administrative et commerciale demeurent le noyau fort de la maison.