Écrivains occidentaux, attention ! La Chine s'éveille...

Clément Solym - 29.08.2011

Edition - Société - chine - romans - traduction


Quelques écrivains parmi les plus connus de l’Empire du Milieu aimeraient être reconnus au-delà de leurs frontières linguistiques. Ils demandent à être plus traduits pour se faire connaître.


Liu Xinglong, auteur connu et reconnu de romans sur le monde paysan duquel il est issu, se désole : « Toute maison chinoise qui a une bibliothèque a probablement des traductions de livres anglais. C’est faux dans le cas des livres chinois dans les foyers occidentaux. »

 
 

Quand bien même la Chine est des pays qui publient le plus au monde, elle est proportionnellement très peu reconnue au-delà de ses frontières. « Ce n'est pas à cause de la qualité de notre travail » déclare Liu Zhenyun, connu lui pour Le téléphone portable, qui met l’accent sur le rôle d’un téléphone dans des histoires de couple.

« Le manque de traductions en anglais est une des raisons pour laquelle nous sommes sous-représentés », précise-t-il auprès de Canadian Press.


Mo Yan, un des écrivains chinois connus à la plume la plus libre, insiste sur l’importance de l’audace dont peuvent manquer ses compatriotes : « Pour qu’une histoire soit traduite et continue à toucher les gens, il faut de grandes idées qui fassent penser. »

Gagnant du prix Mao Dun, du nom d’un écrivain communiste et nationaliste du 20ème siècle, il a publié Grenouilles, qui raconte la dépression nerveuse d’une femme de la campagne après 30 ans de stérilisations et d’avortements forcés.

 

Verrons-nous bientôt les romans chinois devenir aussi omniprésents que ne le sont les séries américaines ou les mangas japonais ? L’avenir nous le dira.