'Editer Harry Potter était un travail top secret'

Clément Solym - 25.03.2011

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Comme le raconte le State Journal-Register, certains emplois restent suffisamment mémorables pour combler une vie entière en anecdotes. Être patron de Charlie Sheen, cardiologue de Gainsbourg, sophrologue de Nicolas Sarkozy...

Susan Jeffers, dont le plus vieux journal de l'Illinois dresse le portrait, a exercé un boulot de cet ordre. Elle a été relectrice pour 6 des 7 volets de la série des Harry Potter mais également correctrice pour les 3 premiers tomes.

Entrée aux éditions Scholastic en 1990, Susan travaille toujours chez l'éditeur du plus fameux des sorciers en tant que relectrice sur des publications majeures.

Elle se souvient qu'à l'arrivée du premier tome des aventures d'Harry Potter, personne n'a soupçonné ce qu'il allait en advenir. Harry Potter et la pierre philosophale n'a ainsi été tiré initiallement "qu'à" 50 000 exemplaires. Le premier tirage des Reliques de la mort", dernier tome de la série, a été de 13 millions d'exemplaires.

« Nous avions un endroit secret où nous travaillions sur le livre », se souvient Susan. « Très peu de personnes avaient accès à cette pièce et personne d'extérieur ne savait qui y travaillait ». Aucune des personnes qui travaillaient chez Scholastic et manipulaient le manuscrit ne le gardaient en leur possession très longtemps. Chaque manuscrit dépassait les 1000 pages. La la correction, la relecture et la mise en page ne se faisait jamais par ordinateur, car il aurait été trop facile de copier ou transmettre une version électronique.

Susan n'a jamais vendu la mèche, même à son entourage proche, « trop soucieuse de ne jamais gâcher la surprise du public ».

Après la parution du dernier ouvrage, tous les participants à la chaîne de production ont fondu en larme. Avant d'avoir la satisfaction secrète, les mois qui ont suivi, d'avoir lu très en avance un ouvrage que le monde entier s'est par la suite arraché.

(Via SJ-R.com)