Édition : pas d'accord sur les minima conventionnels entre patronat et syndicats

Nicolas Gary - 18.01.2016

Edition - Economie - salaires minima - accord branche - organisations syndicales


Dans le cadre des négociations salariales de branche – obligation légale inscrite dans le Code du Travail – le Syndicat national de l’édition rencontrait les partenaires sociaux le 8 janvier dernier. Les échanges sont placés sous l’égide de la Direction générale du travail, mais en l’état, organisations patronales et syndicales ne sont pas parvenues à s’accorder. 

 

SNE (Syndicat national de l'édition) - Salon du Livre de Paris 2015

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 


La commission mixte paritaire du secteur Édition mettait fin aux négociations entamées début septembre. En février 2014, les échanges autour des minima conventionnels avaient abouti à une revalorisation des barèmes de salaires, avec une hausse de 1,1 %. 

 

Pour cette année, le SNE mandaté pour représenter la branche patronale n’a pas pu trouver d’entente avec les organisations syndicales. Selon les informations obtenues, une hausse de 0,3 % était proposée par le Syndicat, contre une demande de 3 % pour les OS. 

 

La demande s’appuyait largement sur les déclarations faites dans la presse par le président du SNE, Vincent Montagne. Ce dernier avait avancé une augmentation de l’achat de livre de l’ordre de 1,5 % pour l’année 2015. Or, dans la branche de l’édition phonographique, ont fait remarquer les organisations syndicales de salariés, un accord a été trouvé à 1,5 %, alors que la branche « est en difficulté depuis des années ».

 

« Le mandat confié au SNE lui permet d’aller jusqu’à un certain montant, qui laisse également une marge pour chacune des entreprises, et ce dernier ne répondait pas aux attentes des organisations syndicales », nous précise le SNE. Il semble qu’une seconde proposition, au cours de cette réunion, ait été formulée, avec une hausse de 0,5 %, de nouveau, et unanimement, refusée par les organisations syndicales.

 

Ces dernières demandent « un relèvement uniforme et significatif de la grille [de salaires, NdR] ». En l’absence d’accord, le dernier avenant, daté de 2014, sera toujours applicable, et dans tous les cas, les sociétés doivent prendre en compte la hausse du SMIC. 

 

Le SNE précise à ActuaLlitté que les grilles de minima ne reflètent pas nécessairement la politique salariale des structures, laquelle « est dans la réalité plus élevée » que les seuils imposés. Un argument qui incite la CGT à déplorer qu’il n’y ait « aucune raison, autre qu’idéologique, pour ne pas augmenter les minima ».

 

Les prochains échanges n'interviendront maintenant qu'en septembre 2016.